Activation Commerciale

(Auteur : Stéphanie Marius)
Dans un contexte de coopération grandissante entre les acteurs de la distribution, les groupes Fnac-Darty et Carrefour annoncent un accord visant à la négociation conjointe de plusieurs gammes de produits auprès de leurs fournisseurs.

Fnac-Darty et Carrefour groupent leurs achats

La rumeur s’est finalement vérifiée. Les groupes Fnac-Darty et Carrefour signent un partenariat destiné à la négociation conjointe des achats de produits électroménagers et électroniques grand public en France. L’accord sera soumis à l’information préalable de l’Autorité de la concurrence et prendra effet pour les négociations de 2018 avec les fournisseurs, précisent les deux enseignes de distribution.

Toutefois, Fnac-Darty et Carrefour maintiendront leurs politiques commerciales propres. Le partenariat a eu lieu sous l’impulsion du nouveau directeur général de Fnac-Darty, Enrique Martinez, et d’Alexandre Bompard, lequel a pris la tête de Carrefour après 7 ans à la tête de Fnac. En parallèle, Alexandre Bompard annoncera le nouveau plan stratégique du groupe Carrefourle 23 janvier 2018, tandis qu’Enrique Martinez a indiqué lundi 4 décembre son objectif de doubler la rentabilité opérationnelle de Fnac-Darty à moyen terme.

Source : ecommercemag.fr

(Auteur : .thinkwithgoogle.com)
« Non-line », ou la réconciliation de l’online et de l’offline. Parce que le client navigue sans cesse entre le physique et le digital, n’accepte plus les irritants en magasins et attend une expérience toujours plus intégrée et personnalisée, le groupe Fnac Darty mise sur l’omnicanalité et une expérience d’achat maîtrisée. Récit d’une stratégie omnicanale réussie avec Alexandre Viros, directeur marketing et ecommerce du groupe Fnac Darty.

Fnac Darty, une stratégie omnicanale centrée sur le client

Lever les irritants
Comment s’assurer que le consommateur entre en magasin et en sorte le plus vite possible avec le bon produit ? La clé réside dans une expérience client sans rupture. Pour y parvenir et lever les irritants, Fnac Darty imagine de nombreuses solutions. Alexandre Viros en détaille 3 pour nous :

#1. La puissance du web au service des vendeurs. Rien n’est plus frustrant pour un client que « d’aller en magasin et de se rendre compte que tout ce qui était disponible sur Fnac.com ou Darty.com ne l’est pas en magasin. » Depuis quelques années, le groupe met à la disposition de ses vendeurs des tablettes de manière à accéder à toute la richesse des environnements web (entre 12 et 15 millions sur Fnac.com et 1 million sur Darty.com) et assister au mieux le client en magasins.

#2. La mise à disposition de l’ensemble du réseau. La pression sur la livraison est telle que le groupe mobilise ses actifs, soit près de 500 magasins en France, pour faire bénéficier de systèmes de livraison performants et sur-mesure : click & collect, livraison par coursier en 2 heures, corners croisés Fnac/Darty, livraison avec le choix du créneau, etc.

#3. Le mobile, source d’informations produits. Repérage d’un produit en magasin, recherche d’un vendeur ou attente en caisse : chez Fnac Darty, tout ce qui est du registre de l’attente est adressé via son appli mobile. Pensée comme une extension du site web, elle embarque des fonctionnalités de repérage en magasin, d’informations produits et de self check-out pour faciliter le paiement.

Simples en apparence, ces changements supposent de repenser l’organisation et, plus particulièrement, de casser les silos.

Casser les silos de l’organisation
Pour contrer l’offre des pure players, Fnac Darty mise sur l’omnicanalité et permet ainsi aux consommateurs de naviguer d’un canal à l’autre pour le conseil, les services et la livraison. Cette approche omnicanale induit une révolution culturelle et structurelle. « Il y a quelques années, on avait un site internet, qui reproduisait toutes les couches du hamburger opérationnel et organisationnel. Même chose pour Fnac SA. Les deux fonctionnaient en parallèle. Les vertus étaient indéniables. Le web jouait le rôle de poil à gratter, de trublion de l’organisation, et cela créait de l’énergie et du momentum. » La situation se complique quand le chiffre d’affaires web flirte avec les 20% du chiffre d’affaires total, mais aussi quand « on commence à dire que la modernité se situe à un étage de notre siège et que le reste concerne les fonctions historiques. »

Désormais, l’omnicanalité est infusée à tous les niveaux de l’organisation. IT, commerce, supply chain, marketing, gouvernance exécutive, etc. : tout le monde a des fonctions omnicanales avec la data au coeur du dispositif pour irriguer chaque étage de la fusée. En magasin, l’omnicanalité est insufflée grâce à un système d’incentives aux vendeurs pour qu’ils ne voient plus le canal web comme un concurrent. « C’est un ensemble de petites choses qui révolutionnent des systèmes très ancrés et avec une histoire très forte. »

Mesurer la performance globale
Chez Fnac Darty, la mesure est au centre de la réflexion et s’exprime au travers de différentes actions :

➤Attribution. Exit l’attribution au dernier clic ! Pour Fnac Darty, il ne faut pas « tout donner au buteur, mais essayer d’avoir une vision plus complète du parcours client ».

➤Omnicalité. Le client ne choisit pas un canal ou un autre. Le physique ou le digital. « Il faut commencer à avoir des indicateurs de performances vraiment omnicanaux, c’est-à-dire sortir d’un monde avec, d’un côté, du branding et, de l’autre, de la performance. Avec des outils comme Store Visits, on arrive à mesurer l’impact omnicanal en magasin de nos campagnes digitales. C’est certainement l’avenir. »

➤Customer lifetime value. Quelle est la vraie valeur économique d’un client ? Pour Fnac Darty, les indicateurs de performances ne doivent plus être uniquement « liés à la performance de ventes d’un produit mais aussi à la performance de captation de valeur sur des segments de clients ou des clients eux-mêmes. » Son objectif : un KPI unique autour de la lifetime value du client sur tous les canaux et tous les devices pour créer de la fidélité, de l’engagement et de la récurrence d’achat.

Repenser l’expérience client en magasins
Si les magasins sont structurellement challengés, ils ont encore leur place. Pour que ce soit toujours le cas demain, Alexandre Viros conseille de repenser le business en fonction de la customer lifetime value. « Les commerçants et les distributeurs de tous temps réfléchissent en termes de marges par produit, d’optimisation des stocks, de parts de marché, etc. Il faut changer et créer de la valeur autour des clients, autour des segments de clients. » C’est un changement de paradigme à opérer pour définir des prix, des services et des promos différenciés, capables d’évoluer dans le temps.

Autre conseil : épouser la réalité de ses clients. « Aujourd’hui, on raisonne beaucoup en termes de touchpoints et pas tellement en termes de customer journeys. Pire, on crée des indicateurs en fonction de touchpoints, qui reflètent généralement nos organisations et souvent des allocations budgétaires. Mais, le client, ce n’est pas son problème. Il prépare son achat, il achète et fait du post-achat. Notre point est d’arriver à envisager le service client non plus comme un coût, mais comme un investissement. »

Lieu de vente et de commercialité. Lieu de services. Mais aussi lieu d’expériences toujours plus fortes. Le magasin de demain sera customer-centric, ou ne sera pas !

Source : thinkwithgoogle.com

(Auteur : Clément Bohic)
L’abonnement Fnac+ a désormais son pendant chez Darty, qui établit, dans ce cadre, davantage de synergies entre les deux enseignes.

Fnac-Darty, une passerelle logistique de plus face à la menace Amazon

À fin juin 2017, l’intégration des deux enseignes a généré 43 millions d’euros de synergies. Cet indicateur, Fnac-Darty le communiquait au cours de l’été, dans le cadre de la présentation de ses résultats semestriels*. Le groupe de distribution entend faire monter le compteur à 65 millions d’euros à la fin de l’année, puis atteindre les 130 millions fin 2018. Dans cette optique, il actionne des leviers logistiques et technologiques, mais aussi commerciaux.

Sur ce volet, on aura noté le lancement, ce lundi 9 octobre, de l’abonnement Darty+, qui associe des services de livraison et d’assistance. À 49 euros TTC par an, l’offre se positionne en parallèle du programme Fnac+. Ce dernier, accessible au même prix depuis le 7 octobre 2016, avait pris la suite de la formule Express+. Il permet d’accéder à tous les services de la carte Fnac (ventes privées, remises de 5 % sur certains articles, spectacles à tarif réduit, etc.), auxquels s’ajoutent les caisses prioritaires en magasin et la livraison gratuite en un jour ouvré sans minimum d’achat (voire en 2 heures pour certains articles).

Si c’est Fnac, c’est Darty
Darty+ inclut également la livraison gratuite sans minimum d’achat, hors marketplace… et avec une particularité : les produits que distribue la Fnac sont également concernés, indépendamment du canal de commande. Sur « 15 agglomérations » couvrant « 400 communes », la livraison peut se faire en deux heures ou sur rendez-vous, à condition d’avoir au moins 20 euros de commande. À titre de comparaison, ce service coûte a minima 9,90 euros pour les non-abonnés Darty+. Dans les autres cas, ce sera une livraison en un jour ouvré.

La différence est, tout du moins sur le papier, plus nette pour les produits volumineux : théoriquement facturées 300 euros, la livraison et l’installation standard deviennent gratuites avec Darty+, avec une option 2h ou sur RDV « y compris le soir ou le dimanche » pour certains articles.  En matière d’assistance, la prestation reste gratuite pour les équipements électroménagers et électroniques sous garantie Darty ; mais elle devient « prioritaire » avec, nous assure-t-on, un technicien qui rappelle « dans la minute », en 24/24, éventuellement en visio (de 8 h à 19 h via l’application « Bouton Darty »).

Pour les produits non couverts par une garantie Darty, c’est au niveau des offres de dépannage qu’il faut regarder : on passe de 99 à 59 euros pour les interventions à domicile et de 69 à 49 euros pour les réparations en atelier.

En toile de fond, le programme Prime du rouleau compresseur Amazon, qui, pour 49 euros, associe aux services de livraison une plate-forme de streaming vidéo, le stockage illimité de photos, un accès prioritaire aux ventes flash ou encore un e-book à emprunter par mois.

* Des résultats dans le rouge présentés sur fond de bouleversement dans l’actionnariat : la famille Pinault a cédé sa participation de 24,33 % à Ceconomy, firme allemande issue de la scission de Metro Group et spécialisée dans la distribution de produits électroniques (Media Markt, Saturn).

Source : itespresso.fr

(Auteur : Stéphanie Marius)
En mars dernier, le groupe Fnac Darty et Deezer annonçaient une alliance stratégique exclusive d’une durée de 3 ans afin de renforcer leur leadership sur leurs marchés respectifs. Aujourd’hui les deux marques annoncent le déploiement de leur partenariat.

Deezer et Fnac Darty annoncent la mise en place d'un partenariat exclusif

Deezer, acteur français spécialisé dans le streaming musical, et le groupe Fnac-Darty s’allient pour proposer des offres exclusives et renouveler l’expérience en magasin. Depuis le 5 septembre et sans limite de temps, les clients de la Fnac et de Darty (magasins et sites web) peuvent profiter de trois mois d”abonnement à Deezer Premium+ offerts pour tout achat d’un produit audio (enceintes, casques…). Les porteurs de la carte Fnac+ profitent également de cet avantage. Pour les acheteurs de CD, vinyles et pour les adhérents Fnac, Deezer Premium+ est proposé à 1€/mois pendant 3 mois au lieu de 9,99€.

Grâce à cette alliance, il est désormais possible de préécouter 30 secondes les CD et vinyles sur fnac.com grâce à l’intégration d’un lecteur audio Deezer sur les fiches albums. Les adhérents Fnac peuvent aussi synchroniser automatiquement dans leur compte Deezer leurs achats de CD et vinyles et récupérer jusqu’à cinq ans d’historique d’achat. Ainsi, ils retrouvent facilement toute leur bibliothèque musicale Fnac dans l’écosystème Deezer.

D’ici la fin de l’année, Deezer et la Fnac déploieront plus de 300 nouvelles bornes d’écoute en magasins avec une application Deezer spécifique. Cette dernière permettra la préécoute des CD/vinyles scannés en magasins (30 secondes), ainsi que la recommandation d’albums par la Fnac. L’application permettra aussi de connaître la disponibilité immédiate des albums en magasins ou sur fnac.com.

Deezer met en place progressivement un merchandising aux couleurs de la marque dans les rayons son et musique du réseau Fnac Darty. Cette présence sur le terrain sera soutenue par un dispositif de communication d’une durée de 10 semaines en magasins. Une campagne nationale d’affichage grand format sera déployée dans 12 des plus grandes villes de France mais aussi dans les centres commerciaux et dans le métro parisien.

Source : ecommercemag.fr

(Auteur : Yoni Van Looveren)
Ceconomy, la nouvelle division de l’ancien Metro Group, dont font partie Media Markt et Saturn, a racheté 24,3% des actions de Fnac Darty. Ces actions étaient aux mains de la famille Pinault.

Ceconomy (Media Markt) acquiert un quart de Fnac Darty

« Un marché extrêmement lucratif »
Ceconomy a déboursé 452 millions d’euros pour le rachat des actions et a obtenu l’option de pouvoir acquérir Fnac Darty dans son entièreté dans les deux années à venir. Suite à cette transaction, Ceconomy a droit à trois sièges au conseil d’administration et bénéficie ainsi d’une base solide sur le marché français, que le groupe qualifie d’extrêmement lucratif.

La famille Pinault a acquis la Fnac en 1994, mais a décidé à présent de se retirer entièrement de la nouvelle entreprise fusionnée. Une décision qui intervient quelques semaines après le départ du CEO de la Fnac, Alexandre Bompard qui a sorti l’entreprise de l’impasse et a maintenant rejoint Carrefour. Précédemment la famille Pinault s’était déjà retirée de La Redoute et du Printemps et n’a dès lors plus aucun lien avec le secteur du retail.

« Au nom de tous les collaborateurs de Fnac Darty, je tiens à remercier la famille Pinault pour le soutien sans faille qu’elle a apporté à nos enseignes et en particulier à la Fnac », a déclaré Jacques Veyrat, président du conseil d’administration de Fnac Darty. « Sans eux, notre groupe ne serait pas ce qu’il est devenu aujourd’hui. D’autre part je me félicité de l’arrivée de notre nouvel actionnaire Ceconomy, qui sera un appui pour le développement de notre groupe. »

Source : retaildetail.be

(Auteurs : Cécile Prudhomme et Véronique Chocron)
C’est la grande mode dans le secteur du commerce et des télécommunications. Après Carrefour et Orange, c’est au tour de la Fnac de proposer sa propre carte bancaire. L’enseigne de produits culturels et techniques a annoncé, mardi 2 mai, le lancement de sa carte Fnac Mastercard, en partenariat avec Crédit agricole Consumer Finance.

La Fnac lance à son tour une carte bancaire

Nul besoin de changer de banque, cette carte agit comme une carte de paiement supplémentaire et gratuite, débitée sur son propre compte bancaire, utilisable dans tout le réseau Mastercard, et accompagnée d’un ensemble de services d’assistance et de garanties, en France comme à l’étranger.

Surtout, ce moyen de paiement est assorti d’un avantage pour les cinq millions de porteurs des cartes de fidélité de la Fnac. Ces derniers pourront « cagnotter » une partie des sommes qu’ils auront dépensées par le bias de la carte, y compris dans les enseignes concurrentes. Un pour cent de tous leurs achats – en magasin et sur Internet – et de leurs retraits d’argent leur sera restitué sur leur compte fidélité sous forme de chèques cadeaux utilisables dans le réseau Fnac.

Le distributeur de biens culturels pourra même ainsi récupérer dans son circuit d’activité une partie des sommes dépensées par l’entreprise de son plus grand concurrent : Amazon. « Notre idée est que cette carte devienne le moyen de paiement principal de nos clients », indique au Monde Enrique Martinez, directeur général de la Fnac en France.

Recruter des clients fidèles
De cette façon, la Fnac compte donner un coup d’accélérateur au recrutement de clients fidèles. L’enseigne a mis un an et demi à obtenir le dernier million d’adhérents de sa carte de fidélité. « C’est un investissement, au même titre que ceux que nous faisons dans les médias ou l’achat de mots-clés dans les moteurs de recherche. Notre conviction est qu’il y aura un retour sur investissement sur la fréquence d’achat, les volumes de ventes et l’attachement à la marque », explique M. Martinez sans divulguer ni montants ni objectifs. Notamment grâce à une visibilité de la marque Fnac sur une carte utilisable plus fréquemment qu’une simple carte de fidélité.
Le système de cagnottage, également appelé cashback, permet notamment aux enseignes de commerce d’« augmenter le trafic sur le site et les ventes, en maîtrisant la rentabilité de leur investissement » et « génère rapidement du chiffre d’affaires », selon une étude Xerfi de 2016 sur le cashback en France réalisée pour le Syndicat national du marketing à la performance.
L’enquête estimait que les achats réalisés grâce au cagnottage s’élèveront à près de 800 millions d’euros en 2017 (contre près de 600 millions d’euros en 2015), avec un taux de croissance compris entre 12 % et 15 % par an. Actuellement, 10,9 % de la population française serait membre d’un ou de plusieurs programmes de cashback. La plupart du temps au travers de sites Internet spécialisés (iGraal, eBuyClub…).

« Importantes marges de progression »
Le système du cagnottage a été lancé pour la première fois aux Etats-Unis, il y a une quarantaine d’années – plus de 60 % des consommateurs américains utilisent des codes promo ou du cashback pour effectuer leurs achats sur Internet, selon l’étude de Xerfi – et sur le marché britannique au début des années 2000. « Mais ce n’est véritablement qu’en 2005 que le cashback a décollé, notamment avec l’arrivée sur le marché de nouveaux acteurs, dont Quidco et TopCashback », précisent ces observateurs.

Au Royaume-Uni, il « représente 5 à 6 fois la taille du marché français, ce qui laisse augurer d’importantes marges de progression pour les cashbackers dans l’Hexagone, même s’il existe de fortes différences culturelles entre les deux pays ».

La Fnac propose donc désormais une offre de cashback particulièrement attractive, afin d’inciter les clients à payer aussi souvent que possible avec leur carte Fnac-Mastercard. De quoi déposséder les banques d’une partie des flux financiers qui, par l’intermédiaire des commissions d’interchange, contribue à leurs revenus pour une part non négligeable.

En 2002, la banque en ligne britannique Egg ( filiale de l’assureur Prudential) s’était lancée en France avec une offre inédite de cashback de 1%, avant de fermer boutique deux ans plus tard. Restent aujourd’hui quelques offres : celle d’Oney, la banque du groupe Auchan (10 centimes d’euros sur des achats de 30 euros minimum) ou de LCL et du Crédit du Nord, qui proposent des ristournes sur des achats réalisés auprès d’enseignes partenaires, au gré de promotions ponctuelles.

Contre le géant américain Amazon
Rien de comparable avec la puissance du cashback d’Amazon aux Etats-Unis, qui, pour ses abonnés Prime, rembourse jusqu’à 5 % des achats effectués (y compris hors de son site) grâce à une carte bancaire gratuite proposée en partenariat avec la banque Chase.

Ce lancement de carte de paiement fait partie de la longue liste des nouvelles initiatives du nouveau groupe Fnac-Darty dans sa compétition contre le géant américain Amazon, après le rachat du distributeur d’électroménager fin avril 2016. Certaines actions ont consisté à mettre en place des passerelles entre les deux enseignes Fnac et Darty, comme la mise en commun de la carte cadeau et la vente de billetterie chez Darty, le retrait des commandes passées sur le site Internet de la Fnac dans les magasins Darty ou encore une sélection d’offres de produits croisées dans les magasins. D’autres initiatives ne concernaient que la Fnac, comme l’alliance annoncée en mars avec Deezer, pour mettre en avant l’offre du site d’écoute en continu (streaming) dans les points de vente de l’enseigne.

Dans le domaine du paiement, les enseignes grand public se sont lancées dans une débauche d’initiatives, au moment où le géant américain Amazon a décidé de passer à la vitesse supérieure en France, avec le lancement, le 18 avril, de son système Amazon Pay dans l’hexagone. À la façon d’un portefeuille électronique, il permet d’utiliser son compte Amazon pour effectuer des achats sur des sites marchands tiers. Selon le géant américain, il serait déjà utilisé par «plus de 33 millions de clients à travers le monde».

Les banques cherchent à innover
Les géants de la grande distribution ont été les premiers à venir attaquer l’activité des banques. La plupart proposent depuis déjà plusieurs années des cartes bancaires à prix cassé, assorties d’une option crédit. La concurrence est toutefois en train de se durcir, chacune rivalisant d’imagination et d’avantages tarifaires pour capter les flux de paiement des clients, et les fidéliser. Depuis le 18 avril, Carrefour distribue ainsi dans les rayons de tous ses magasins des comptes bancaires, dénommés « C-zam », accessibles en libre-service sous la forme de coffrets. Ces boîtes contiennent une carte de paiement internationale Mastercard associée à un compte courant, vendue 5 euros en magasin, auxquels il faut ajouter 1 euro par mois pour les frais de tenue de compte. L’un de ses atouts est d’être accessible à tous clients, sans condition de revenu, car le compte n’autorise pas les découverts.

Au-delà de la grande distribution, les nouveaux acteurs prêts à investir dans la banque ou les paiements se bousculent désormais au portillon. La révolution digitale a ouvert une brèche. Apple a lancé son service de paiement mobile Apple Pay. Le réseau social Facebook a obtenu, en octobre 2016, un agrément de prestataire de paiement et d’émetteur de monnaie électronique en Irlande, qui lui permet d’opérer dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.
Surtout, Orange Bank lancera le 6 juillet une offre gratuite pour les services bancaires les plus usuels (carte bancaire offerte, absence de frais de tenue de compte pourvu que l’on soit un client un tant soit peu actif, retrait sans frais dans tous les distributeurs automatiques de billets, partout en zone euro…), sans condition d’éligibilité imposée au client. Sommées de s’adapter, les banques cherchent à innover, rachètent des start-up de la finance, tentent d’améliorer leur relation client en adoptant notamment des logiciels d’intelligence artificielle et ferment, à rythme accéléré, des agences.

Source : lemonde.fr

 

(Auteur : Dalila Bouaziz)
Le leader de la distribution de biens culturels, de loisirs et de technologies pour le grand public propose aujourd’hui le retrait d’achats en ligne en consignes automatiques. Le centre commercial Les Passages à Boulogne-Billancourt et Place du Commerce à Nantes ont été les premiers sélectionnés.

la-fnac-propose-le-retrait-dachats-en-ligne-en-consignes-automatiques2Fnac.com, leader de la distribution de biens culturels, de loisirs et de technologies pour le grand public, présent en France et à l’international avec plus de 200 magasins, ainsi que sur Internet, propose désormais le retrait d’achats en ligne en consignes automatiques. Fournies et installées par Packcity, ces dernières offrent une solution de retrait complémentaire aux clients de Fnac.com.

Le magasin : extension de l’expérience d’achat en ligne
Afin de leur proposer une expérience client optimale, l’enseigne propose désormais le retrait des achats en consignes automatiques Packcity dans l’entrée de ses magasins. La consigne Packcity permet d’accéder à son achat sans attendre, tout en fluidifiant le parcours en magasin. La procédure d’utilisation est simple. Le personnel en magasin remplit la consigne en début de journée avec les colis livrés la veille au soir ou tôt le matin, les destinataires sont immédiatement et automatiquement notifiés par email et SMS de la disponibilité de leurs achats. Les clients peuvent ensuite se présenter devant la consigne à l’heure de leur choix, scanner le code à barres de retrait indiqué dans la notification puis récupérer leur colis.

“Ce dispositif devrait se généraliser dans les années à venir chez de nombreux distributeurs. Cela fluidifie le trafic et apporte de la modernité aux clients”, confirme Mehdi Dahmani, directeur des opérations chez Fnac.

Une solution modulaire
Les magasins du centre commercial Les Passages à Boulogne-Billancourt et Place du Commerce à Nantes ont été les premiers sélectionnés pour accueillir la solution. Deux particularités de la solution choisie par la Fnac : le retrait se fait soit par scan de code à barres soit par saisie de code de retrait. La consigne peut être partagée avec Relais Colis, pour la livraison de colis des différentes enseignes travaillant avec l’opérateur de points relais, augmentant ainsi le flux de visiteurs et acheteurs potentiels. Les tailles de casiers et modèles de colonnes ont été déterminés en fonction de la typologie de colis de chaque acteur. Autant d’avantages apportés par la solution Packcity, modulaire, ouverte et adaptable selon les besoins du client.

Source : ecommercemag.fr

(Auteur : Dalila Bouaziz)
Le groupe de distribution et la structure d’accompagnement de start-up ont lancé un concept store éphémère à la Fnac des Ternes (Paris) depuis le 25 novembre et jusqu’au 8 janvier 2017 dans un espace dédié à l’innovation et la découverte.

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Le groupe Fnac-Darty et Hardware Club ouvrent à l’occasion des fêtes de Noël un espace d’expérience afin de présenter au grand public une sélection de produits innovants issus du monde entier, depuis le 25 novembre et jusqu’au 8 janvier 2017.

Ce concept store va présenter en libre-service et en démonstration des produits à la fois intelligents, ludiques et design. Cet espace, lancé en partenariat avec Legrand, a pour but d’expérimenter de nouvelles approches de vente pour les objets connectés centrées autour de la découverte et des usages.

Pour le Hardware Club, dont la communauté rassemble désormais plus de 200 start-up dans 30 pays, il s’agit du second partenariat du genre après l’ouverture d’un concept store chez Harrods à Londres le mois dernier. “Le retail est un enjeu majeur pour les start-up du Hardware Club mais elles rencontrent encore parfois des difficultés à transformer l’essai dans des expériences magasin traditionnelles. Nous avons donc imaginé un espace d’expérience et de découverte plus qu’un espace d’achat”, souligne Alexis Houssou, co-fondateur et président du Hardware Club.

Découvrir de nouveaux produits
Les clients de la Fnac Ternes à Paris vont donc pouvoir découvrir en avant-première en France de nombreux produits tout en étant immergés dans un espace féerique imaginé par Felix Millory, récemment cité comme l’architecte le plus prometteur de la capitale.

Parmi les produits présentés : le bracelet-recharge pour iPhone, le mini-potager intelligent, mais aussi l’instrument de musique révolutionnaire, les jeux éducatifs pour enfants, mais aussi les colliers connectés pour les animaux… “Ce corner est véritablement à l’image du groupe Fnac-Darty : un symbole d’innovation mais également d’une nouvelle expérience d’achat pour nos clients en magasin et en ligne.

Cet espace éphémère imaginé avec le Hardware Club permet à la fois de mettre en avant ces start-up qui révolutionnent les objets de notre quotidien et aussi de vivre un parcours nouveau, plus expérientiel, plus vivant et empreint de cette magie de Noël”, indique Alexandre Bompard, président-directeur général de Fnac Darty.

Source : ecommercemag.fr

(Auteur : Christophe Bys)
Qui l’aurait parié ? Depuis son arrivée à la tête de la Fnac en 2010, Alexandre Bompard compte plus de cinquante ouvertures de magasins. Car le pdg l’affirme, plus de numérique, c’est plus de boutiques.

Quand la Fnac ouvre des magasins grâce au numérique

Entre la brique et le clic, Alexandre Bompard, le pdg de la Fnac n’a pas choisi. Au contraire, il considère que le développement numérique de son groupe de distribution spécialisé encore dans les produits culturels il y a quelques années, implique l’ouverture de nouveaux magasins.

Petit retour en arrière : au début des années 2000, le débat faisait rage entre d’un côté les tenants du brick and mortar (les magasins en dur) et de l’autre ceux du clic and mortar (les sites de vente électroniques). Les premiers pensaient que le commerce électronique était au mieux une mode, les seconds promettaient de tout révolutionner.

 UNE HYBRIDATION COMPLÈTE 

Une quinzaine d’années plus tard, la vérité est plutôt au mixage des deux modèles. Le cas de la Fnac l’illustre à merveille. Son pdg, invité du 01 Business Forum, a indiqué que grâce au numérique il avait ouvert une cinquantaine de magasins pour mieux “ mailler le territoire “.

Mais il ne s’agit plus des mêmes magasins qu’autrefois, puisque le but est d’hybrider au maximum magasin physique et expérience en ligne pour créer un continum. Ainsi, dans un magasin, on doit pouvoir commander des produits si on ne les trouve pas. Ou pouvoir retirer une commande passée sur Internet une heure plus tard, si les produits sont disponibles. Pour cela, il faut avoir davantage de magasins éventuellent de moins grande surface.

“Le magasin doit devenir digital “, résume Alexandre Bompard. Après les débats d’hier, l’heure est à la synthèse. Et à la fusion avec Darty pour la FNAC.

Source : usine-digitale.fr

(Auteur : AFP)
Pour acquérir les magasins d’électroménager, le géant français de la distribution de produits culturels a consenti à revoir son offre à la hausse en la complétant avec un apport de liquidités, en plus de l’échange de titres.

La Fnac et Darty trouvent un accord sur leur rapprochement

Les relations semblent s’apaiser. La Fnac et Darty sont parvenus à trouver un accord sur les modalités de leur futur rapprochement, après que la Fnac a consenti a amélioré son offre, ont annoncé les deux groupes vendredi. Le groupe d’Alexandre Bompard a remis le 28 septembre dernier au conseil de son rival un projet d’offre proposant initialement un rachat de Darty uniquement par un échange de titres, à hauteur d’une action Fnac pour 39 actions Darty, ce qui valorisait ce dernier 720 millions d’euros.

Une action Fnac pour 37 actions Darty
Depuis, les relations semblaient tendues entre Alan Parker, le président non exécutif de Darty et Alexandre Bompard, PDG de la Fnac. Désormais, il prévoit d’offrir une action Fnac pour 37 actions Darty en mettant également sur la table la possibilité d’ «une alternative en numéraire à hauteur d’un montant maximum de 95 millions d’euros», selon un communiqué des deux groupes.

Les actionnaires de Darty pourront «choisir de recevoir un montant en numéraire en lieu et place de tout ou partie des nouvelles actions Fnac», ont indiqué les groupes en précisant que des détails complémentaires seront fournis quand la proposition de Fnac sera devenue une offre ferme. Le conseil d’administration de Darty avait demandé le 26 octobre dernier à bénéficier d’un délai supplémentaire de deux semaines, jusqu’au 11 novembre, espérant voir l’offre initiale de la Fnac «améliorée» par un paiement en espèces et obtenir des précisions quant au projet final de son concurrent.

La Fnac avait cité la «très grande notoriété des deux marques, leurs sites internet «performants» et le caractère «complémentaire» de leurs réseaux de magasins parmi les atouts d’une acquisition. Le géant français de la distribution de produits culturels et d’électronique grand public compte 184 magasins, dont 111 en France, et 14.500 collaborateurs. Darty possède lui 222 magasins en France, et emploie environ 12.600 personnes dans l’Hexagone et à l’étranger.

Source : lefigaro.fr