Activation Commerciale

(Auteur : Journal du luxe)
L’une des jeunes pousse de la mode, Everlane, axe sa stratégie sur la transparence. Une stratégie visible dès l’intitulé du site de la marque sur Google.

Everlane expérimente la transparence sur le web

Le site d’Everlane se présente donc comme un nouveau business model misant sur une transparence. Le concept ? Proposer des produits “éthiques” en reconsidérant les besoins des consommateurs.  Les lieux de fabrications de chaque produit Everlane sont donc communiqués en toute transparence. Pour ce faire, une carte interactive, des photos et vidéos informatives sont disponibles et présentent les modes de fabrication de chaque produit. Un bon moyen de sensibiliser les consommateurs, pour ainsi les fidéliser aux produits Everlane.

Les coûts de production sont également mis au grand jour par la marque. Durant les soldes d’hiver, Everlane est allé plus loin en proposant trois prix différents à ses potentiels clients :

Le prix le moins cher comprenait les coûts de production seulement ;
Le prix intermédiaire couvrait, en plus, les frais généraux de l’équipe ;
Le prix le plus cher était présenté comme permettant à l’entreprise d’accroître sa croissance.

Par cette stratégie, Everlane souhaite responsabiliser le consommateur. En effet, en donnant accès aux informations sur ses modes de production, la marque propose en contrepartie aux clients, de contribuer à la production de collections “éthiques”, ainsi qu’à un coût du travail et un prix “justes et transparents”.

Un concept qui fonctionne puisque la jeune marque a récemment revendiqué 300 000 clients et déclaré avoir levé 9 millions de dollars auprès notamment de Kleiner Perkins Caufield & Byers, l’un des fonds piliers de la Silicon Valley.

Source : journalduluxe.fr

(Author : Laura McQuarrie)
For the holidays this year, British multinational retailer Marks and Spencer teamed up with housing and homelessness charity Shelter to create an immersive Christmas pop-up.

Marks and Spencer Created an Immersive Experience with Shelter

Under the protection of a red shelter-shaped installation at Waterloo, passersby have the chance to participate in a virtual reality experience that provides a look into three very different Christmas experiences.

The first two VR experiences feature real houses and real people talking about how they plan to spend the holidays, while the third depicts a homeless family barely being fit into a hostel. By helping to put people in the shoes of another, the campaign raises awareness about homelessness and the simple joys of having a place to call home. In partnership with Shelter, Marks and Spencer also made a Christmas collection, where 5% of each sale goes to the charity.

Source : trendhunter.com

(Auteur : Mathilde Golla)
 L’enseigne Cœur Paysan est gérée par 34 fermiers fondateurs qui font le pari de la qualité et fixent eux-mêmes les prix des produits. Ouvert l’an dernier, le magasin réalise ses premiers bénéfices et fait des émules.

Le supermarché tenu par des agriculteurs en Alsace fait le plein

Depuis près d’un an maintenant Denis Digel, maraîcher depuis plusieurs générations, dépose directement ses légumes dans une grande surface de Colmar, en Alsace. Il s’y rend plusieurs fois par semaine pour y vendre directement ses légumes aux consommateurs dans ce temple de la filière courte.

Le magasin, baptisé Coeur Paysan, est en effet directement géré par les paysans. L’an dernier, 34 agriculteurs du Grand-Est se sont regroupés pour racheter un magasin Lidl. «Je pratique la vente au détail depuis longtemps et j’en avais assez de livrer mes produits à la grande distribution», explique Denis Digel, le maraîcher à l’initiative du projet. Il met notamment en cause la pression perpétuelle exercée par les grandes surfaces sur les prix et les services, «d’autant que la situation ne cesse de se détériorer», confie l’agriculteur. Avec 33 paysans, il a ainsi racheté un ancien magasin Lidl «pour livrer le consommateur directement». Ils ont collectivement financé des travaux pour transformer les lieux et en faire un vaste marché permanent. Depuis un an, dans ce magasin rebaptisé «Cœur Paysan», les agriculteurs partenaires vendent leurs produits directement aux consommateurs.

Des élus et paysans de toute la France les ont sollicité pour créer des structures similaires
Et le concept a séduit. Dès la première année, les agriculteurs sont parvenus à atteindre leurs objectifs avec 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires et un bénéfice. «Des habitudes se sont créées avec les clients qui sont fidèles et heureux de trouver un savoir-faire local», précise Denis Digel. Le succès est tel que des agriculteurs et des élus de toute la France ont sollicité les initiateurs du projet pour les aider à monter des magasins similaires. Les fermiers de Cœur paysan ont ainsi décidé de s’organiser pour aider des paysans à monter des structures similaires car «si ça a marché pour nous, ça devrait marcher pour d’autres. On a créé une locomotive et des wagons pourront s’y raccrocher», indique le maraîcher.

Le succès du magasin tient à sa spécificité, celle de proposer une diversité de produits, de valoriser les savoir-faire ancestraux des producteurs, ceux dont la grande distribution ne veut pas «où tout est calibré et standardisé», affirme le maraîcher. Lui-même cultive 35 sortes de tomates, mais les supermarchés ne «lui en prennent que deux sortes». L’épicerie sélectionne en outre les produits locaux, issus de fermes situées à moins de 40km du magasin. La présence des producteurs est aussi très appréciée par les clients. Les consommateurs y voient un moyen d’obtenir une transparence totale sur ce qu’ils achètent. «C’est la fin de l’anonymat alimentaire», souligne Denis Digel. Pour les producteurs, l’échange est aussi très important. «On a besoin du retour du consommateur, c’est valorisant et puis nous adaptons, si possible, notre offre à leur demande. Par exemple, des clients ont demandé des nems au volailler pour le nouvel an chinois. Ils ont tous été écoulés!», indique Denis Digel.

Une commission de 22 à 32%
La structure défend également les intérêts des producteurs puisque ce sont eux qui fixent les prix. Ils sont propriétaires de leurs produits jusqu’au passage en caisse où une commission de 22 à 32% est prélevée par le magasin. «La commission s’élève entre 33 et 66 % sur les fruits et légumes vendus en grande distribution», précise Denis Digel. Les producteurs sont en outre responsables de leurs produits face aux consommateurs.

Un modèle qui ne fait pas nécessairement grimper les prix. «A produits identiques, nous sommes moins chers qu’en grande surface. Les fruits et légumes sont moins onéreux, par exemple le kilo de mâche est vendu 10 euros alors que les grossistes les revendent 12 à 13 euros le kilo», indique Denis Digel. «Certains produits sont plus chers, concède le maraîcher comme les fromages artisanaux, mais la qualité n’est pas la même», souligne le président avant d’ajouter que «la qualité se paie». Inutile donc de chercher des petits prix dans l’antre de Cœur paysan. D’autant que le fermier affirme que les prix bas pratiqués par la grande distribution sont «un non-sens, ils se font nécessairement au détriment des agriculteurs». Les Français l’ont bien compris, la demande pour les produits est au rendez-vous.

Source : lefigaro.fr

(Author : Jack Byram)
The company has announced the expansion to help equip young people with technology skills.

Best Buy Is Creating New Teen Tech Centers Across The U.S.

Electronics giant Best Buy has announced that it will continue to up its effort to help underprivileged teens gain the skills required to pursue careers in the tech field. Part of this initiative includes a sixfold expansion of its already existing Teen Tech Centers.

The Teen Tech Centers offer opportunities to kids who otherwise might not have access to computers and teaches them skills that will allow them to pursue careers in STEM. Currently, there are 11 centers in the United States, but Best Buy hopes to expand that number to over 60 in the U.S., Canada and Mexico in the next three years.

“We’re committed to helping many more underserved youth pursue future carers through tech tools and training early on, along with the career-readiness skills that can help them realize their dreams,” Laura Bishop, Best Buy’s chief corporate responsibility and sustainability officer, said in a statement.

Source : psfk.com

(Auteur : Fabien Larock)
Coop, la deuxième plus grande chaîne de supermarché en Suisse va proposer à ses clients des aliments alternatifs après une modification des lois en début d’année.

Une chaine européenne de supermarché vend de la nourriture à base d’insectes

Si vous n’aimez pas les bestioles effrayantes, alors le nouveau produit du supermarché suisse Coop n’est probablement pas fait pour vous. Le supermarché offre aux clients une gamme de nourriture dont les insectes sont les ingrédients principaux. La nourriture, préparée par la startup Essento, comprend des vers, des grillons et des sauterelles.

Un produit bio innovant
Après deux ans et demi de développement, Essento présente deux produits innovants à bases d’insectes, à savoir un hamburger et des boulettes d’insectes. Mis à part la farine, le Essento Insect Burger contient également du riz et des légumes tels que le navet, le céleri, le poireau et diverses épices comme l’origan et le piment. Les Essento Insect Balls sont composés de farines, d’oignons, d’ail, de coriandre et de persil. Les produits à base d’insectes de Essento sont disponibles dans sept supermarchés Coop à Zurich, Bâle, Berne, Winterthur, Lugano, Lausanne, Genève, mais aussi sur la boutique en ligne Coop@home.

Un produit pour les plus téméraires
Pour célébrer le lancement de ses nouveaux produits, Essento réalise une tournée pop-up à travers la Suisse, offrant aux visiteurs des dîners exclusifs à base d’insectes. Les clients courageux peuvent réserver leurs billets via le site Essento pour une soirée de cuisine alternative. Et pour ceux qui veulent encore plus de friandises remplies de sauterelles, Essento propose également des cours de cuisine et un livre de recettes.

Source : hellobiz.fr

(Auteur : Marion Deslandes)
Consciente que le marché de la seconde main a le vent en poupe, tant pour des raisons économiques qu’écologiques, l’enseigne familiale du groupe Cyrillus-Verbaudet lance son site de vente de produits de seconde main. 

Cyrillus lance son site de seconde main

Une plateforme communautaire, baptisée Seconde Histoire, qui vise à mettre en relation les particuliers souhaitant revendre certains articles de la marque Cyrillus avec de potentiels acquéreurs en recherche de bonnes affaires. Dans le secteur de l’habillement, Petit Bateau avait initié un projet similaire au printemps dernier, en lançant sa propre plateforme web d’occasions.

L’idée d’une mode pérenne, avec des produits à valeur d’usage importante, reste une valeur importante pour l’entreprise, expose Emmanuel Toulemonde, directeur général. Le site, hébergé chez nous et mis en ligne en cette rentrée 2017, permet à nos clients de revendre leurs articles de la marque. Cyrillus a la réputation que ses vêtements se transmettent parmi les fratries, c’est cette idée de faire circuler les produits, et de les recycler en quelque sorte, qui nous correspond”.

Seconde Histoire offre deux solutions de rémunération aux vendeurs : soit un paiement en cash sur sa cagnotte, selon le prix de vente fixé, soit un bon d’achat cadeau sur la collection actuelle, majoré de 50 % par la marque. De quoi inciter les clients à passer commande en retour sur l’e-shop classique. Seconde Histoire ne prend pas de commission, mais prélève toutefois entre 40 centimes et 3 euros de frais bancaires par transaction. Toutes les catégories sont concernées, de la mode enfant à l’homme, en passant par la déco. Un secteur sur lequel l’entreprise accélère avec un nouveau format de boutique, liant plus intimement mode et maison.

D’autre part, Cyrillus, qui fête ses 40 ans cette année, incite les consommateurs à donner leurs anciens vêtements de la marque en venant les déposer en magasin, pour une prise en charge par l’association Le Relais. Un geste qui permet là aussi l’obtention de bons d’achat.

Source : fr.fashionnetwork.com

(Auteur : Fabien Larock)
Le nouveau prêteur de vêtements Boro permet aux clients de louer des vêtements de marque et d’aider à économiser les déchets et les dépenses.

La location de vêtements de marque en peer-to-peer commence à Toronto

Toujours suivre les dernières créations des grands couturiers peut être coûteux et frustrant, en particulier pour ceux qui aiment acheter de nouveaux vêtements chaque saison, mais ont seulement la possibilité de les porter que quelques fois. Mais que faire si vous pouviez avoir un accès instantané à une grande variété de vêtements de qualité, que vous pouvez porter une fois, puis rendre ? Boro Clothing, à Toronto, peut maintenant répondre à cette question. La marque propose un marché en peer-to-peer pour les femmes voulant louer des vêtements élégants et de haute qualité auprès des résidents locaux.

Cette nouvelle startup veut adopter la philosophie de l’économie de partage pour éviter le gaspillage. Ainsi, Boro Clothing a créé un magasin en ligne où les femmes peuvent louer des robes, des sacs et des vestes haut de gamme pour un maximum de 10 jours à des prix raisonnables (à partir de 30 $) et les prêteurs peuvent gagner de l’argent sur les beaux objets qu’ils ont achetés. La startup annonce aussi sur son site que cette initiative entre dans un cadre de préservation de l’environnement. En effet, la mode consomme des ressources et génère de la pollution à un rythme effréné. Elle est la deuxième industrie qui pollue le plus après l’industrie pétrolière.

Boro se distingue des autres sociétés de location de vêtements haut de gamme, car elle regroupe tous ses vêtements plutôt que d’acheter une collection entière. Les prêteurs doivent soumettre leurs articles pour examen et Boro accepte 60 à 70 % des soumissions. Cela aide à « maintenir une certaine norme », « a déclaré Chis Cundari, cofondateur de Boro Clothing.

Enfin, Boro conserve les vêtements prêtés dans un endroit central et est responsable de l’entretien et du nettoyage à sec afin de garantir un processus de location rapide et efficace. Pour ‘instant, la société ne livre des vêtements que dans la région du Grand Toronto.

Source : hellobiz.fr

(Auteur : mes courses pour la planete)
Sous la pression des consommateurs souhaitant accéder à une alimentation plus saine, les enseignes alimentaires prennent la mesure des attentes croissantes auxquelles elles doivent répondre … en changeant leur offre.

Super U supprime 90 substances controversées de ses rayons

Dernier engagement en date : celui du distributeur Système U, un réseau qui regroupe près de 1 550 magasins en France. L’enseigne a annoncé au début de l’année la suppression de plus de 90 substances controversées de la composition de quelques 6000 produits de sa marque distributeur.

Les sels d’aluminium, l’huile de palme ou encore les phtalates et le glyphosate ont donc été mis sur le banc de touche. Par exemple, l’huile de palme a été remplacée par l’huile de colza, plus respectueuse de l’environnement, dans la composition de la pâte à tartiner. C’est un engagement fort ayant impliqué le changement de contrat de partenariat avec ses fournisseurs.

En 2012, Système U s’était déjà démarquée en excluant l’aspartame de ses sodas, une substance qui a fait l’objet d’une grande controverse. Fort heureusement, d’autres distributeurs s’engagent pour satisfaire les consommateurs : E.Leclerc a déclaré en novembre dernier retirer l’ensemble des emballages considérés comme cancérogènes des produits de sa marque. Va-t-on vers une conscientisation des grands distributeurs ?

Source :  mescoursespourlaplanete

(Auteur : Carole Boelen)
« Santé », ce mot est aujourd’hui de tous les débats. Le consommateur recherche sans cesse des produits plus sain pour lui et pour sa famille. Parmi ses cibles préférées, le sucre est l’un des ennemis à abattre, et les marques et retailers l’ont bien compris. Pour mieux informer sa clientèle et répondre à ses inquiétudes, Delhaize dévoile aujourd’hui son nouvel outil: un guide du sucre.

DELHAIZE LANCE UN GUIDE DU SUCRE AU RAYON PETIT-DÉJEUNER

En l’espace de 50 ans, la consommation de sucre des Belges a, selon Euromonitor, presque triplé. En plus des sucres apparents, comme le sucre dans le café, nous mangeons aussi de nombreux sucres invisibles. Ceux-ci ont souvent été transformés, notamment dans les céréales pour petit-déjeuner, les sauces ou les plats préparés. Selon une étude de l’Institut scientifique de la santé publique (2014 – 2015), 45% des Belges sont en surpoids. Toutefois, tout n’est pas perdu: le consommateur belge, comme ailleurs, fait de plus en plus attention à son alimentation et 29% des personnes en surpoids souhaitent mincir. « Limiter les sucres et les graisses saturées est la priorité principale du consommateur » précise alors Delhaize.

Pour aider le consommateur, Delhaize entend communiquer de manière transparente sur la quantité de ces sucres invisibles présents dans ses céréales pour petit-déjeuner. À cet effet, Delhaize utilise depuis peu un guide du sucre composé de quatre couleurs, pour aider ses clients d’une nouvelle façon dans son rayon céréales pour petit-déjeuner. Le guide du sucre a la forme d’un sucrier et présente différentes mesures (niveaux / graduation de remplissage… de faible à haut). L’objectif de ce guide est d’indiquer de façon claire et précise à quelle catégorie appartiennent les céréales petit-déjeuner de Delhaize, puisque plus de la moitié de l’assortiment de marque propre des céréales petit-déjeuner de Delhaize se trouve dans les deux catégories inférieures de l’échelle, à savoir ‘moyennement faible en sucres’ et ‘faible en sucres’. Il n’y a qu’un seul produit dans la catégorie « haut en sucres ».

Au total, ce sont 32 céréales petit-déjeuner à marque propre qui présenteront (sur l’étagère) un petit tableau informatif de différentes couleurs, au rayon céréales petit-déjeuner des supermarchés Delhaize.

« Delhaize ne se contente pas d’introduire le guide du sucre et va plus loin en réduisant la teneur en sucre de ses produits. Concrètement cela signifie que, en ce qui concerne les céréales, Delhaize met chaque année près de 50 tonnes de sucre en moins sur le marché » précise le retailer.

Source : gondola.be

(Auteur : Guillaume Poingt)
L’entreprise néerlandaise souhaite supprimer la distinction entre les garçons et les filles dans son rayon vêtements pour enfants. 300 des 700 points de vente européens d’Hema devraient être concernés d’ici la fin de l’année.

L'enseigne Hema ne veut plus différencier les filles et les garçons

Les rayons de vêtements «garçons» et «filles» vont-ils bientôt disparaître? C’est en tout cas l’initiative prise par la chaîne de magasins néerlandaise Hema, spécialisée dans les articles à bas prix. Selon le quotidien néerlandais De Volkskrant, la marque a décidé de supprimer les indications de genre sur les vêtements pour enfants. Dans un communiqué en néerlandais, Hema confirme avoir changé les étiquettes «d’une partie de la prochaine collection d’hiver».

Concrètement, les rayons devraient fusionner pour former un vaste espace «enfants». Cela ne signifie pas que la marque ne vendra plus de pyjamas roses ou de t-shirts bleus mais aucune étiquette ne mentionnera si tel ou tel vêtement est réservé aux filles ou aux garçons. Sans aller jusqu’au genre neutre, Hema veut en effet proposer des vêtements moins stéréotypés. «Hema souhaite permettre aux enfants d’être ce qu’ils veulent être. Des filles à caractère, de charmants garçons, de vraies princesses ou des astronautes en herbe», est-il expliqué dans le communiqué.

«Vous trouverez toujours de petites jupes roses chez Hema, mais nous y ajoutons des vêtements plus musclés pour filles», expliquait par ailleurs Trevor Perren, directeur des achats de vêtements, sur le site spécialisé Retail Detail.

Le journal De Volkskrant affirme que 300 des 700 points de vente européens d’Hema seront concernés d’ici la fin de l’année 2017. Mais, outre les Pays-Bas, difficile de savoir dans quels pays exactement. La chaîne de magasins est également présente en France, où elle compte 62 magasins, en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg. Contacté par Le Figaro, Hema France explique n’avoir «aucune information sur le sujet pour le moment». Avant de poursuivre: «Il s’agit d’une décision prise par la Hollande».

Une fillette de 10 ans à l’origine de ce changement
Selon De Volkskrant, la décision de changer les étiquettes a été prise à la suite de la demande d’une fillette de 10 ans qui n’en pouvait plus de porter des sous-vêtements avec des coeurs roses. En 2015, avec l’aide de sa baby-sitter, elle a décidé d’envoyer un message à la marque Hema sur Facebook. «Selon moi il n’y a pas une si grande différence entre garçons et filles. J’espère qu’il y aura plus de choix à l’avenir», écrivait-elle notamment.
Dans ce message, sa baby-sitter raconte également avoir discuté avec la petite fille de ce à quoi le paradis pourrait ressembler et celle-ci lui a notamment répondu qu’au paradis, «les sous-vêtements pour filles de Hema ne seraient pas roses ou avec des motifs de cœurs». «Elle aimerait avoir des dessins de girafe» sur son pyjama, précise la baby-sitter. Une demande semble-t-il entendue par Hema: «Au cours des deux dernières années, nous avons reçu beaucoup de demandes de nos clients afin de rendre la collection de nos enfants plus interchangeable», assure ainsi la marque dans son communiqué.

D’autres marques ont déjà fait la même chose
Début septembre, à la suite d’une polémique, les grands magasins britanniques John Lewis avaient annoncé la mise en place d’un rayon unique pour les garçons et les filles. L’enseigne proposait en effet une collection de maillots avec la mention «Little man, big ideas» (Petit homme, grandes idées) pour ceux des garçons et «Little girl, big smiles» (Petites filles, grands sourires) sur ceux des filles. Cette distinction avait été jugée sexiste par certains. Désormais, les jupes, les robes, les t-shirts, les pulls ou encore les pantalons auront l’étiquette «filles et garçons». La marque envisage de lancer une gamme de vêtements pour enfants non spécifique aux genres, avec, par exemple, des robes avec des dessins de vaisseaux spatiaux ou de dinosaures.

La marque Gap pourrait prendre le même chemin. «Pouvez-vous faire des t-shirts de filles cool s’il vous plaît? Ou pouvez-vous faire un rayon ni garçon ni fille, juste enfant?», lui avait demandé en début d’année une enfant de 5 ans, dans une lettre adressée à la direction de la marque.

«Les t-shirts de garçons sont vraiment cools. Ils ont Superman, Batman, du rock and roll et des sports. Que faites-vous pour les filles qui aiment ces choses-là, comme moi ou ma copine Olivia?» Quelques semaines plus tard, comme le raconte RTL, le PDG de Gap, Jeff Kriwan, avait répondu à la petite fille et avait reconnu qu’elle avait «raison». «Je pense que nous pourrions mieux faire et proposer plus de choix qui plaisent à tout le monde. J’ai parlé à nos designers et nous allons travailler sur des choses plus amusantes qui, je pense, vont te plaire.»

D’autres marques appliquent ce principe pour tout ou partie de leurs produits, comme le distributeur Système U, qui propose depuis 2012 des catalogues de Noël sans distinction de sexe, avec la volonté de lutter contre les stéréotypes. Fin 2014, un rapport remis au Sénat par Chantal Jouanno et Roland Courteau avait par ailleurs mis en évidence «l’importance des jouets dans la construction de l’égalité entre filles et garçons».

Source : lefigaro.fr