Activation Commerciale

(Auteur : Françoise Tourbe)
Depuis mars, la ferme Brabant, bien connue dans le Douaisis pour sa boutique de produits fermiers et régionaux, a sa vitrine sur Internet. On peut commander en ligne puis, au choix, venir chercher son panier à Monchecourt ou se faire livrer à domicile. Déjà 10 % de clients supplémentaires…

Quand les produits de la ferme en circuit court se mettent au «drive»

Des bonnes idées, à la ferme Brabant, on en a déjà eu beaucoup. Celle de rester une exploitation agricole polyvalente quand tant d’autres se mettaient à la monoculture extensive. Celle de transformer sur place une partie de la production de la ferme. Celle de développer la vente de produits fermiers en circuit court… Alors, proposer un drive aux clients, ça n’est finalement qu’un pas de plus dans une démarche engagée il y a vingt ans déjà. Et puis, on est tendance ou on ne l’est pas…

L’inspiration est venue en deux temps. D’un côté, il y avait Le Drive des épouvantails, une petite société nancéenne qui tannait Stéphane et Maxime Brabant depuis deux ans pour qu’ils rejoignent leur réseau de drives à la ferme. De l’autre, il y avait les clients qui réclamaient régulièrement un catalogue des produits. « Comme on se voyait mal éditer un catalogue papier alors que nos produits changent avec les saisons, nous avons décidé de lancer notre propre site marchand, explique Stéphane Brabant. Nous y proposons exactement la même chose que dans nos boutiques de Monchecourt et Lille, aux mêmes prix. En plus, le site donne accès au réseau du Drive des épouvantails. » Le client paie en ligne et a ensuite le choix : soit il vient lui-même retirer son panier à la boutique de Monchecourt (et bientôt à Lille). Soit, s’il habite dans le Douaisis, il peut se faire livrer à domicile moyennant une participation de 5 €.

Comme une vitrine sur le Net
Lancé en mars, le drive de la ferme Brabant s’installe tout doucement sur le net. Même si ceux qui l’utilisent vraiment comme un drive ne sont pas encore très nombreux, il fonctionne comme une vitrine. « Pas mal de gens regardent en ligne les produits que nous proposons et décident ensuite de venir à la boutique. Mais nous avons aussi eu le cas inverse : des gens qui ont d’abord commandé sur Internet avant de venir nous voir à la boutique. » Bref, au final, cela se traduit déjà par 10 % de clients supplémentaires ! Une augmentation de la demande à laquelle la ferme fait pour l’instant face sans difficulté.

Source : lavoixdunord.fr

(Auteur : 
Dans la grande course contre le gaspillage, l’Australie vient peut-être de marquer un point décisif grâce à OzHarvest, un magasin de Sydney qui propose depuis peu des produits a priori périmés, mais qui restent bons pour le corps… mais aussi pour la planète.

L’Australie inaugure un supermarché de produits périmés

Poubelle à la poubelle. Tous les jours, tous les mois, tous les ans, des millions de tonnes d’aliments finissent leurs vies dans les poubelles du monde entier ; soit à cause des DLC (Dates Limites de Consommation) dépassées, soit parce que tel fruit ou légume n’est pas conforme aux critères « esthétiques » de la grande consommation. Un drame social, économique et écologique auquel Ronni Kahn a simplement voulu répondre par une évidence : pourquoi ne pas vendre ces produits dans un supermarché d’un nouveau genre ?

« La récolte australienne ». Baptisé OzHarvest, ce magasin écolo et social s’est donc spécialisé dans la récup grâce à 2500 généreux donateurs qui, toutes les semaines, viennent livrer ces moutons à cinq pattes dont personne ne veut. Une grossière erreur tant il est de notoriété publique que les produits de première nécessité disposent d’une espérance de vie bien supérieure à celle indiquée sur les DLC. Proposés à très bas prix ou même gratuitement pour les moins fortunés, ils éviterons désormais de terminer leur course dans la poubelle, et pourraient à terme représenter la meilleure des solutions pour nourrir tout le monde. Ronni Kahn espère déjà ouvrir d’autres boutiques de seconde main partout en Australie ; et quant à nous cet exemple devrait nous permettre de regarder ces produits délaissés d’un autre œil…

Source : detours.canalplus.fr

(Auteur : mes courses pour la planète)
Mercredi 17 mai, Auchan Retail France, qui se proclame « militant du bon, du sain et du local » a lancé la plateforme digitale RSE qui répertorie plus de 550 initiatives en matière de développement durable et d’avancées sociales réalisées en 2016 par ses “collaborateurs” dans les différents commerces de l’enseigne (proximité, supermarchés ou hypermarchés).

Auchan dévoile ses actions RSE en régions !

Cette démarche s’inscrit sur quatre volets : la bonne alimentation, via la gamme de produits responsables proposée aux consommateurs ; l’environnement, de part l’engagement de l’enseigne dans l’économie d’énergie, la réduction et valorisation des déchets ; la qualité de vie au travail, à travers des propositions de formations et d’évolutions des employés au sein de l’entreprise ; et la solidarité grâce à leurs deux fondations, “Auchan pour la jeunesse” et “Le goût du partage”  qui soutiennent des associations locales.

L’objectif de cet outil digital est de valoriser les engagements sur « le bon, le sain et le local » de l’ensemble des équipes de l’enseigne, de montrer que l’aspect territorial et collaboratif est inscrit au coeur de leur démarche sociétale et environnementale, et de partager leurs initiatives innovantes pour inspirer d’autres enseignes.

Source : mescoursespourlaplanete.com

(Auteur : Vincent Cuzon)
A Los Angeles, une célèbre marque de cosmétiques a ouvert une nouvelle boutique hors du commun : design et écologique, elle a été entièrement construite avec des tubes en carton recyclé.

A Los Angeles, cette boutique a été entièrement conçue avec du carton recyclé

Un magasin écologique à la décoration monochrome
La marque Aesop, très populaire dans le monde des cosmétiques, a dévoilé une nouvelle boutique complètement réalisée avec du carton recyclé.

A Los Angeles, cette boutique a été entièrement conçue avec du carton recyclé1

Ce magasin a été conçu par le studio de design Brooks + Scarpa, basé à Los Angeles, qui a fait le choix d’utiliser ce matériau brut afin de créer une esthétique naturelle et apaisante. Pour que le mur en carton recouvre l’ensemble du commerce, les tubes de 15 centimètres de diamètre ont été placés en position verticale. Par ailleurs, les éléments de la boutique ont été confectionnés avec du carton recyclé, y compris les étagères, les montants de portes, les comptoirs, les armoires… et même les luminaires suspendus.

Source  : edito.agorabiz.com

(Auteur  : Pauline Neerman)
Le souci d’une alimentation saine ne cesse de croître, constatent les jeunes entrepreneurs Quentin Labrique et Julien de Brouwer (tous deux ex-Decathlon), qui le 5 mai ont ouvert The Barn, un supermarché bio sur la Place Saint-Pierre à Etterbeek.

Le marché bio The Barn « explose » dès la première semaine

Un circuit court avec des agriculteurs locaux et des coopératives
Dès la première semaine The Barn a dépassé toutes les attentes : « Ce fut une réelle explosion », se félicite le co-fondateur De Brouwer. Durant le weekend d’ouverture le marché bio a accueilli 500 à 600 personnes par jour. Etant donné que les petits agriculteurs locaux avec lesquels The Barn collabore ne peuvent suivre la demande à eux seuls, le duo travaille également avec différentes coopératives qui regroupent des agriculteurs et opèrent en tant que grossistes. Ainsi The Barn dispose aujourd’hui d’une douzaine de fournisseurs et propose  400 références.
Le côté restreint de l’assortiment est voulu : le modèle de The Barn s’appuie sur le volume et la rotation, de façon à pouvoir réduire les prix (et les marges), explique De Brouwer. « Nous opérons en largeur, mais pas en profondeur. Nous avons sélectionné nos produits avec soin. Par produit nous proposons une seule sorte, ce qui permet d’éviter que le client soit submergé par un choix trop large. Chez nous, contrairement à d’autres magasins bios, le focus se situe réellement sur le frais. Grâce à une rotation élevée, nous pouvons garantir une fraîcheur absolue. »

Frais et non emballé en vrac
Le supermarché bio de 500 m² met l’accent sur le frais et le non emballé en vrac, avec les fruits et légumes exposés dans des cageots en bois et un large assortiment de noix, de fruits secs, de céréales et de pâtes. Tout y est aussi local que possible et certifié bio, même si à terme les initiateurs souhaitent également donner une chance à des paysans locaux sans certificat, mais qui répondent à leur cahier des charges.
« La certification est coûteuse, mais dans un premier temps elle est nécessaire pour être crédible et gagner la confiance. Une fois que le client nous fera réellement confiance et constatera que nous sommes vraiment sérieux, nous aimerions éventuellement acheter nos propres terrains et les faire cultiver pour nous », explique Labrique. Le fait d’écourter le circuit profite tant aux producteurs qu’aux consommateurs, estiment-ils.

Surtout les jeunes ménages
Le sérieux et l’engagement des deux entrepreneurs ne font pas de doute :  « Nous voulons aider l’agriculture belge et stimuler la production durable : l’agriculture bio garantit que le sol ne sera pas pollué ou endommagé », souligne Labrique, qui lui-même s’est converti au bio depuis plusieurs années. La clientèle se compose essentiellement de jeunes ménages, qui ont opté pour une consommation responsable. Bien qu’actuellement le bio ne représente que 4% du marché alimentaire en Belgique, ce pourcentage augmente fortement : « A Bruxelles la vente de produits bios progresse de 50% chaque année. Le bio suscite donc très clairement l’intérêt du consommateur », estime De Brouwer.
A l’avenir The Barn envisage également d’organiser des workshops et des projets éducatifs et prévoit même un espace de restauration. Le choix du lieu, Etterbeek, est crucial vu son public très varié, souligne le tandem,: « Ici vous avez des gens avec de hauts revenus, des expatriés qui travaillent pour l’UE et un groupe de consommateurs particulièrement multiculturels. »

Source : retaildetail.be

(Author : Laura McQuarrie)
The ‘Package Free’ shop was recently opened as an online shop and pop-up store destination in New York City that offers a variety of zero waste goods without packaging.

NYC's Package Free Shop Offers Products That Minimize Waste

Like many other stores, the shop offers a wide variety of personal and home care items, but what sets the pop-up apart is that there is little to no packaging in sight. Since it is estimated that the average American makes more than four pounds of trash per day, Package Free helps to bring awareness to the issue, and empower consumers to make alternative choices when it comes to producing a variety of goods.

Package Free was created by fashion designer Daniel Silverstein, who only uses discarded fabric to make new clothes and Lauren Singer of the Trash is for Tossers blog and The Simply Co.

Source : trendhunter.com

(Auteur : Emilie Kovacs)
L’enseigne spécialisée dans la vente de produits respectueux de la Nature mobilise clients et salariés dans ses Comités “Coup de main”.

Nature & Découvertes, succès de ses comités coup de main

Depuis 1994, l’enseigne reverse annuellement 10 % de ses bénéfices nets à sa Fondation, conformément à sa charte fondatrice. Un engagement écologique qui a permis de financer plus de 1 200 projets pour un montant global estimé à plus de 11 millions d’euros. Sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation Nature & Découvertes fait le lien entre les problématiques mondiales et les actions locales qu’elle finance. C’est à travers sa fondation que Nature & Découvertes implique ses salariés et ses clients dans des projets locaux et sociétaux élus lors de comités “Coup de main”, au sein de ses 77 magasins français.

Des actions sociales et environnementales
Une centaine de comités “Coup de main” sont organisés tout au long de l’année partout en France. Ils ont pour mission de soutenir financièrement (de 500 à 3000€) des initiatives de protection, de sensibilisation et d’éducation à la nature se déroulant uniquement en France. Composé de 20 salariés Nature & Découvertes, chaque comité sélectionne un projet parmi les dossiers de candidature remplis sur Internet par les clients membres du Club Nature & Découvertes. Le lauréat verra l’association locale (qu’il a aussi défendu oralement) soutenue financièrement par son magasin Nature & Découvertes mais aussi par les clients de l’enseigne. En effet, six mois après, ces derniers peuvent verser quelques centimes à cette cause en procédant à l’arrondi de sa facture en caisse.

Un engagement sociétal
Par exemple, l’association parisienne “Rejoué” récupère les jouets usagés, leur donne une seconde vie puis les offre à des enfants défavorisés au moment de Noël. En 2016, une vingtaine de magasins Nature & Découvertes ont soutenue cette association en récoltant des vieux jouets déposés par leurs clients. Résultat : plus de trois tonnes de jouets récupérés! Face au succès de cette mobilisation, 41 magasins de l’enseigne participeront à la collecte de vieux jouets cette année, et l’année prochaine l’opération sera nationale.

“Une société où chacun fait sa part”
David Sève, directeur de la Fondation Nature & Découvertes, se réjouit de l’ampleur des Comités “Coup de main” : “Nous avons besoin d’une société qui s’engage. Or il faut réinventer cette société où chacun peut être un acteur du changement, qu’il puisse s’épanouir et grandir en faisant sa part. Les Comités “Coup de main” sont un bel exemple d’engagement global qui profite à tous : aux associations locales qui œuvrent sur le terrain à la protection de la biodiversité, aux clients qui ont la possibilité de les connaître et de les soutenir grâce à quelques centimes, aux employés qui se mobilisent pour des causes justes et nobles, à l’entreprise qui fédère tous ces acteurs en prenant sa responsabilité sociale, sociétale et environnementale”.

Source : ekopo.fr

(Auteur : Pauline Pennanec’h)
Une déchetterie nouvelle génération a ouvert ses portes depuis le 10 avril à Vayres, près de Libourne : une galerie marchande inversée, où l’on peut donner des objets, en prendre et recycler ce qui n’est pas réutilisable. Un concept unique en France qui a déjà ses adeptes.

Gironde, un supermarché des déchets pour éviter le gaspillage

Une déchetterie où le consommateur peut recycler, donner, ou prendre des déchets pour une seconde vie. Cette déchetterie innovante s’appelle le Smicval Market. Ouverte depuis le 10 avril, à Vayres près de Libourne, c’est un genre de supermarché où les habitants sont invités à déposer, non pas des déchets, mais des objets dont ils n’ont plus l’usage, et à se servir dans ce qui a été laissé par d’autres habitants. Ce qui ne peut pas être réutilisé sera recyclé. Tout cela gratuitement !

Dans cette grande galerie de 5.000 m2, il ya trois espaces : la “Maison des objets” avec des rayons high tech, décoration, jardinage, enfance, sports et loisirs, le “Préau des matériaux”, destiné aux tuyaux, planches, huisseries, parpaings, etc.Il y a aussi un espace pour les meubles, et enfin les “zones de dépôt au sol”, pour les flux classiques de déchetterie, mais toujours avec un espace de gratuité.

Objectif : zéro gaspillage
Le Smicval a investi 2 millions d’euros dans cette déchetterie nouvelle génération. Une idée qui est née il y a cinq ans, lorsqu’il a fallu recréer une déchetterie à Vayres pour remplacer l’ancienne devenue trop vétuste. Le Smicval (le Syndicat Mixte Intercommunal de Collecte et de Valorisation du Libournais) s’est donc lancé dans ce projet : “On met en oeuvre les codes de la consommation pour que la personne qui vient ici puisse penser que ce qu’elle a amené comme déchet a en réalité une valeur d’usage et peut être réutilisé par un autre citoyen” explique Alain Marois, le Président du Smicval.

Un lieu qui doit changer le regard des citoyens sur leur responsabilité par rapport à leur consommation et leur préservation des ressources. Un concept nouveau : le Smicval espère que ce procédé pourra se multiplier sur le territoire. Ce syndicat, qui couvre 200.000 habitants de 139 communes, est labellisé “Territoire zéro déchet zéro gaspillage”. Il atteint déjà 48 % de valorisation matière et a réduit ses déchets de 13 % en cinq ans.

Source : francebleu.fr

(Auteur : Hélène Tonneillier)
Le premier supermarché coopératif de Lille a ouvert ses portes le 1er avril. Pour pouvoir y faire ses courses, il faut avoir pris des parts dans la société, et donner de son temps pour la faire tourner. Son slogan : « Superquinquin : le supermarché dont tu es le héros ».

Le premier supermarché coopératif de Lille

Tenir la caisse, ranger les rayons ou gérer les approvisionnements, les héros de Superquinquin font tout cela à la fois, à tour de rôle. Ils sont coopérateurs du premier supermarché coopératif des Hauts de France, qui s’est installé dans le quartier populaire de Lille Fives. Tous s’engagent à donner trois heures de leur temps chaque mois pour faire vivre cette alternative collaborative à la grande distribution. En échange, ils peuvent faire y faire leurs courses, et acheter à prix compétitifs des produits majoritairement bio, ou locaux, qu’ils ont eux-mêmes choisis. Sans tête de gondole ni marketting inutile.

500 coopérateurs
Bref, Superquinquin est le supermarché de leurs rêves, et ils sont déjà plus de 500 à avoir rejoint l’aventure. Parmi ces Superquinquins, Mathilde, urbaniste, Hubert, ingénieur dans l’industrie ferroviaire, ou encore Luc, retraité de la grande distribution, qui n’hésite pas à venir d’Hazebrouck en train pour participer à ce beau projet collectif. Tous ont le sentiment « qu’ensemble on est plus fort », qu’ils peuvent contribuer « à changer le monde », et que ce type de projet peut « donner plus de bonheur et de pouvoir d’achat à tout le monde ».

Pour sa première prise de poste, Mathilde s’est retrouvée directement propulsée « hôtesse de caisse ». Elle scanne les premiers produits, dans un mélange de concentration et d’amusement. « J’ai l’impression de jouer un peu à la marchande », sourit-elle. « Il y a un côté rigolo et puis ce n’est comme si j’étais caissière à « biiip » (sous-entendu une enseigne de supermarchés classiques, NDLR). Là, c’est convivial, on accueille les gens, tout le monde se tutoie, on est tous contents d’être là, ce n’est pas la corvée des courses » .

Plus la qualité que la quantité
Rien à voir avec la grande distribution, la formule revient dans toutes les bouches. Ici, pas de hiérarchie, pas de patron (ou alors, les 500 coopérateurs réunis), tout le monde est à égalité. Superquinquin a démarré avec peu de produits, pour permettre à tous de se familiariser avec le monde du commerce.

Le rayon des produits en vrac est amené à s’étoffer avec bientôt 100 références. Moins d’emballages inutiles et moins de gaspillage en perspective. « On mange trop, on a le frigo trop plein, on jette de trop, c’est affolant. Donc si on est un peu plus concentrés, on achètera différemment : plus la qualité et moins la quantité », prophétise Luc, le retraité de la grande distribution qui en a vu toute l’expansion et les dérives hyper-consuméristes au fil de sa carrière professionnelle.

Ces super héros là n’ont pas d’autres pouvoir que de partager une belle aventure éthique et collective, et c’est déjà pas mal. Il existe une quinzaine de projets de supermarchés coopératifs et participatifs aujourd’hui en France et en Belgique.

A l’instar de Superquinquin, certains ont déjà ouvert leurs portes comme «La Louve » à Paris. D’autres préfèrent s’appeler « épicerie » ou « superette » coopérative. Mais partout la philosophie est la même : permettre à des citoyens de se réapproprier leurs actes d’achat et ainsi à des producteurs de vivre décemment, tout en faisant du bien à la planète.

Eric, ouvrier dans l’industrie, et fier d’être un Superquinquin de conclure : « C’est la vision d’un monde plus juste, plus humain, où les gens comptent pour eux-mêmes et pas pour leur carnet de chèque”.

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

(Auteur : B. Merlaud)
L’orientation vers le bien manger est “la” figure imposée du commerce de la fin des années 2010. Pour jouer sa partition en se distinguant de la concurrence, Auchan mise sur une appli de conseils nutritionnels intégrant l’historique d’achat des clients. Un gros volet d’accompagnement (y compris personnel) est aussi prévu pour les collaborateurs.

Auchan va jouer les coachs nutritionnels

Le distributeur se plaît à croire qu’il tient là “une innovation mondiale”. Et c’est bien possible. L’application mobile, mystérieusement appelée “la vie en bleu”, sera lancée en juillet 2017 dans les différents pays du groupe. Co-développée avec deux start-up françaises, elle est actuellement testée en France, en Hongrie, en Espagne et à Taïwan.

Sur la base des achats réalisés dans l’enseigne, connus via le compte de fidélité, l’application jouera le rôle d’un coach santé embarqué. Les clients les plus motivés pourront évaluer leurs habitudes de consommation et trouveront des solutions pour améliorer le profil nutritionnel de leurs paniers. En fonction de leurs objectifs ou de leurs allergies, ils pourront en outre se faire guider en composant des listes de courses sur l’appli.

Comme la concurrence, Auchan fait aussi valoir un chantier de longue haleine visant à améliorer le profil de ses MDD. “Mais on n’y va pas avec nos habitudes du passé, lance Wilhelm Hubner, le directeur général d’Auchan Retail (et aussi président du directoire d’Auchan Holding). Dans chaque pays, nous avons constitué des collèges d’experts et de scientifiques, pour nous challenger dans nos démarches.”

Toute l’offre MDD du groupe est passée au crible. Pour l’alimentaire, le scan sera bouclé fin mai. Le tour du non-alimentaire viendra au second semestre. A la clé, si nécessaire, les cahiers des charges des produits seront remis en cause.

“Le positionnement des MDD n’est plus de faire comme le leader 20% moins cher, poursuit le dirigeant. On est bien dans la conception de produits, qui doivent vivre leur vie, avec leur qualité comme première promesse. Même si on conserve bien sûr des garde-fous sur le prix, qui vient en second.”

Les filières agricoles, dans le même temps, vont continuer de se développer. 100 nouvelles signatures par an sont annoncées à l’échelle du groupe. Les plus nombreuses viendront des pays “jeunes” d’Auchan mais en France, par exemple, des filières sur la fraise, la courgette, le surimi, le poulet ou le pain bio feront leur apparition cette année.

La promo, enfin, devra jouer son rôle dans l’incitation à mieux consommer. “Peut-être qu’on ne poussera plus de façon intempestive des catégories comme les sodas, image Wilhelm Hubner. Ce sera aux patrons des formats, par pays, d’en décider. Mais ces catégories ne disparaîtront pas de nos rayons. Notre histoire, c’est la liberté, le choix offert au client. Nous allons davantage jouer un rôle pédagogique.”

Bilans de santé gratuits
Dans son plan à 2025 pour “changer la vie”, Auchan se tourne aussi, en interne, vers ses collaborateurs. A partir de cette année, dans les douze pays du groupe, tous les salariés de plus de 40 ans pourront bénéficier d’un bilan de santé gratuit tous les trois ans. Selon les pays, des assurances santé seront financées et même des prêts à taux zéro pour les frais non pris en charge par les mutuelles. Des médecins, diététiciens, coaches sportifs dispenseront leurs conseils aux collaborateurs, des séances de “réveil musculaire” seront organisées dans les entrepôts, etc.

Un plan de formation, enfin, appuyé par une plate-forme en ligne à partir de juin, doit permettre aux salariés de prendre soin d’eux autant que des clients.

“On a des sujets de fierté dans l’entreprise, conclut Wilhelm Hubner. L’actionnariat salarié en est un. Notre démarche militante pour le bon, le sain et le local en sera un autre, parce qu’il redonnera encore plus de sens au métier de commerçant.”

Source : lineaires.com