Activation Commerciale

(Auteur : Matthieu Guinebault)
En traçant pour 2022 une diagonale piétonne reliant la gare Saint-Jean de Bordeaux à la Garonne, Apsys se donne pour objectif de faire d’un quartier pour l’heure inexistant une destination de shopping et loisirs.

Apsys applique sa haute couture urbaine au quartier Saint-Jean

Le promoteur avait invité marques et journalistes à venir découvrir son « projet confidentiel » le 15 novembre sur le Mapic, le salon de l’immobilier commercial, qui se tient durant trois jours au Palais des Festivals de Cannes. L’enjeu est de taille pour le promoteur qui, après Beaugrenelle à Paris, voit dans ce projet l’occasion de démontrer son savoir-faire en matière de création de destinations shopping.

Ce ne sont pas moins de 88 000 m² entre le fleuve et la gare Saint-Jean qui sont amenés à être repensés, dont 27 000 m² nouvellement dédiés au commerce. Le tout en conservant dès que possible les façades de pierre des immeubles déjà présents sur la zone. Le Méridien, large voie piétonne, fera office d’élément central du nouveau dispositif, qui nécessite un investissement de 450 millions d’euros.

Le projet comporte, outre les commerces, quelque 250 logements, des bureaux et espaces de restauration, ainsi qu’une cité dédiée au sport, à la santé et au bien-être, installée dans un « bâtiment-paysage » au bord de l’eau. L’ensemble a pour mission de créer un pont entre le coeur historique de la ville et les nouveaux quartiers, en captant au passage une partie des 20 millions de voyageurs qui transiteront annuellement par la gare en 2020.

« Il s’agit de reconfigurer complément la vison que les Bordelais ont de leur gare et plus largement de leur ville », selon le directeur général de l’établissement public d’aménagement de Bordeaux-Euratlantique, Stephan de Fay, pour qui ce quartier était la pièce manquante de la ville. « Le projet relève de la haute couture urbaine. Il est porteur des idéaux et ambitions d’Apsys », affirme pour sa part Maurice Bansay, président-fondateur du développeur, qui promet que l’offre commerciale sera complémentaire à celle présente dans le coeur de ville, annonçant flagships et enseignes inédites.

L’annonce est donc de taille pour Apsys, qui s’apprête à ouvrir le 21 novembre les portes du centre commercial Muse à Metz. Un espace de 37 000 m² et 115 enseignes installé dans le voisinage direct du Centre Pompidou de Metz et non loin du coeur historique de la ville. Un ajout clef aux 1,13 million de m² commerciaux gérés par l’entreprise.

Source : fr.fashionnetwork.com

(Auteur : 
Apsys a démarré les travaux de son nouveau centre commercial à Saint-Etienne, baptisé Steel. Un projet imaginé comme « un concept d’entrée de ville, sur le plan urbain et commercial ».

Steel, le nouveau centre d’Apsys à Saint-Etienne

Il ouvrira ses portes au printemps 2019. Le centre se trouve à quelques minutes du centre-ville stéphanois. Il a pour objectif de « freiner l’évasion commerciale » de la ville, car, selon les estimations du promoteur, 50 % des achats hors alimentaire des habitants se font en dehors de l’agglomération. Le futur centre prendra place aux côtés d’un Géant Casino récemment rénové et d’un Ikea. Pour booster le commerce dans ce quartier et relier ces enseignes, des réaménagements de la voirie sont déjà prévus avec la construction de trottoirs, de pistes cyclables et de voies de bus.

Le centre, dont les travaux ont démarré en septembre, s’étendra sur 52 500 m² de surface commerciale et comptera 60 unités. L’offre sera mixte, avec des restaurants, des boutiques, des loisirs et un hôtel. L’idée est de mixer enseignes incontournables et nouvelles marques pour compléter l’offre déjà présente dans le centre-ville de Saint-Etienne.

60 % des cellules sont déjà commercialisées et les premières enseignes dévoilées sont Kiabi, Decathlon, avec un nouveau concept, Leroy Merlin, Flying Tiger, Gémo et Orchestra, qui ont signé leur emplacement. Dans cette ville organisatrice d’une biennale du design, un espace sera dédié à la question. La Maison du Design mettra en valeur designers et créateurs avec l’organisation d’expositions, de workshops et de ventes au grand public.

L’architecture de Steel a été confiée aux agences SUD et Atelier Rivat. L’idée est de proposer un centre en adéquation avec le paysage stéphanois et à ses bâtiments, avec une résille en aluminium recyclé recouvrant le centre. Pour l’aménagement intérieur, le promoteur a choisi de se tourner vers la ville, en proposant aux étudiants de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Saint-Etienne, sur concours, de s’occuper des desks d’accueil, des supports d’exposition et autres signalétiques.

Source : fr.fashionnetwork.com

(Auteur : Jean-Bernard Litzler)
C’est ce mercredi qu’ouvre Vill’Up, le nouveau centre commercial de la capitale. Son concepteur, l’homme derrière le succès de Beaugrenelle à Paris ou du projet Muse à Metz, nous explique comment de tels lieux peuvent se développer à l’ère du Net.

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Il a bâti son succès contre vents et marées, Maurice Bansay. Après 20 ans passés à gravir les échelons dans la grande distribution, il a créé la foncière Apsys en 1996 pour développer de nouvelles surfaces commerciales. Manque de chance, il se lance en même temps qu’arrive en France la loi Raffarin pour la protection du petit commerce. Qu’à cela ne tienne, il cherche un territoire plus propice pour la création de nouveaux centres commerciaux et jette son dévolu sur la Pologne qui lui semble offrir les meilleures perspectives.

Bingo! Le groupe y gère aujourd’hui 22 de ses 28 centres commerciaux avec des concepts très novateurs dont un mastodonte, le tout nouveau venu Posnania à Poznan avec ses 100.000 m², 220 boutiques et 40 restaurants. Mais à côté de cette présence polonaise, le groupe compte bien se développer dans l’Hexagone. Or l’heure de gloire du centre commercial à l’ancienne semble bel et bien révolue.

«Nous avons longtemps été gâtés, admet Maurice Bansay. Les Français avaient inventé une martingale: l’hypermarché avec sa galerie marchande a connu un succès sans précédent pendant des décennies et a été copié partout. Mais le monde a changé, le développement d’Internet a bouleversé la donne et les attentes du consommateur ont changé.» Selon lui, le temps des «boîtes à vendre» est désormais révolu et remplir son chariot de commissions n’est plus une fin en soi puisque le commerce en ligne fait cela très bien.

Selon lui, installer un centre commercial c’est désormais créer un morceau de ville, intégrer des contraintes urbanistiques, de développement durable, penser au design et à la qualité architecturale. Et à l’intérieur du centre commercial, il s’agit d’en faire «un lieu de visite plus que d’achat, avec une offre artistique et des services» et aussi de proposer «une expérience client unique».

Au-delà de son discours marketing bien rodé, il faut bien reconnaître que l’homme est parvenu à appliquer ses recettes. Un flair qui lui a permis de s’élever à la 217e position des principales fortunes de France, selon le classement du magazine Challenges. Parmi ses gros coups, il compte le succès de Beaugrenelle à son actif, «alors que les Parisiens n’ont jamais apprécié les centres commerciaux». Aujourd’hui il y affiche fièrement 14 millions de visiteurs annuels, dont 20% de touristes pour lesquels il s’est battu afin de décrocher une halte de Batobus devant ses magasins. L’arrêt est d’ailleurs devenu le second le plus fréquenté de la capitale.

Avant l’ouverture de ses nouveaux projets à Metz (Muse et son quartier) puis Steel (Saint-Etienne) ou Neyrpic (Grenoble), c’est encore à Paris qu’il va ouvrir ce mercredi un «non-centre commercial». Une ouverture qui avait dû être repoussée après l’incendie qui avait touché les lieux en août 2015.

Profitant de 30.000 m² inoccupés dans les locaux de la Cité des sciences de La Villette, il compte bien décrocher là un nouveau succès, au terme d’un investissement de 110 millions d’euros. Les lieux feront la part belle au spectacle, avec comme à Beaugrenelle un multiplexe Pathé de 16 salles dont la première salle iMax de la capitale. Autre joli coup: l’installation d’un simulateur de chute libre, une soufflerie géante permettant d’expérimenter les sensations du saut en parachute tout en assurant le spectacle pour les visiteurs du centre. Cette activité sera en effet pratiquée au cœur de l’atrium de Vill’Up, dans le plus haut tube de verre du monde avec ses 14 mètres de haut. Et pour compléter le tout, une version revisitée du Laser Game sera aussi proposée sur place.

Donner des émotions
Les commerces ne sont évidemment pas oublié, mais pour rester cohérent avec cette volonté de créer un «non-centre commercial), on y trouvera bon nombre d’enseignes qui ne sont habituellement pas présentes dans ce genre d’endroits voire de petites sociétés ou des créateurs indépendants. L’objectif? Donner des émotions, si possible des émotions d’achat et attirer sur place une clientèle de proximité qui n’a pas d’habitudes de consommation directement à proximité. Verdict dans les semaines qui viennent.

Source : immobilier.lefigaro.fr

(Auteur : Lucile Deprez)
Le 19 octobre, l’ouverture de Posnania a marqué la fin de deux années de travaux et l’aboutissement d’un projet initié il y a une vingtaine d’années par la foncière franco-polonaise Apsys. Ouvert au public à 19h30, les premiers visiteurs faisaient déjà la queue une heure avant, devant l’entrée principale pour ce centre proposant un concept plutôt inédit en Europe centrale.

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Les projets en immobilier commercial fleurissent en Pologne. Après l’inauguration d’Ethos, le centre qui réunit marques de luxe et griffes haut de gamme à Varsovie en début de mois, Posnania ouvre ses portes à Poznan. Benoît Charles, directeur général de la filière polonaise d’Apsys a même souligné son « ambition très forte de développer ce type de projet iconique en Pologne ».

Situé dans une ville de 600 000 habitants, à mi-chemin entre la capitale polonaise et Berlin, le centre bénéficie d’une zone de chalandise d’un million de personnes à moins de 45 minutes. L’objectif pour la foncière est d’attirer douze à quatorze millions de visiteurs par an.

Pour ce faire, Posnania propose sur une surface commerciale totale de 100 000 m², une offre de loisirs de 25 000 m², composée de huit salles de cinéma, un bowling, une piscine, une salle de sport, quarante cafés et restaurants, et enfin un mix d’enseignes polonaises et internationales, allant de la fast fashion au luxe.

Articulées autour de l’enseigne locomotive Carrefour, qui y a déployé un tout nouveau concept, 220 boutiques sur 300 enseignes sont consacrées à la mode, l’accessoire, la lingerie, le sportswear et l’enfant. Le groupe Inditex y a implanté ses sept marques (Zara, Zara Home, Bershka, Massimo Dutti, Pull&Bear, Oysho et Stradivarius). Forever 21 entre sur le marché polonais via Posnania avec un magasin avoisinant les 2500 m². La section sport est représentée par Intersport, Reebok, Puma, New Balance ou encore The North Face. Rolex, Trussardi, Simone Pérèle dessinent eux l’offre haut de gamme et luxe du centre commercial avec aussi un concept store qui réunit toutes les lignes des marques Roberto Cavalli, Armani, Versace, Balmain.

Pour faire de Posnania un lieu de vie, Apsys a ponctué le parcours client avec treize œuvres d’art d’artistes internationaux et a mis l’accent sur le digital et les services. Ecrans interactifs, voiturier, personal shopper, aire de jeux pour enfant, table interactive, cabines à selfies sont mis à disposition des visiteurs.

Source : fr.fashionnetwork.com