(Auteur : B. Merlaud)
La direction d’Auchan France a commencé à présenter en interne son plan de relance pour les trois ans qui viennent. Au programme : encore plus d’autonomie locale, des renforts avec l’embauche de 500 employés mais aussi la suppression de 800 postes d’encadrement.

 

Auchan invente un nouveau métier, employé commercial

Après “l’année noire” que le distributeur a traversée en 2013, Vincent Mignot, le directeur général d’Auchan France, avait promis de lancer en cette fin de mois son plan de reconquête. Présentés en comité central d’entreprise le 30 janvier, les premiers éléments de ce plan sont aujourd’hui dévoilés aux différents comités d’établissement. En ce début de matinée, rien n’a encore été annoncé officiellement en dehors de l’entreprise, mais la CFDT en a déjà communiqué quelques extraits.

Sur le volet commercial, Auchan veut pousser encore plus loin l’autonomie laissée aux points de vente. Notamment via un système de management en “pyramide inversée”, qui permet au personnel en contact avec le client de prendre plus facilement des initiatives. Un nouveau découpage du réseau devrait également amener les magasins à disposer d’une offre collant encore mieux à la demande locale. Le cross canal (les hypers proposent par exemple le retrait de colis en libre-service) sera développé. Sur le volet financier, la marge a été mise à mal en 2013. Les achats et les investissements seront donc “optimisés”.

Pour les trois ans qui viennent, Vincent Mignot promet l’embauche de 500 employés supplémentaires. La logique : renforcer les équipes sur le terrain, celles qui sont au contact des clients. Mais dans le même temps, 800 postes d’encadrement devraient être supprimés.

C’est ce dernier point, on s’en doute, qui fait grincer des dents la CFDT. Le syndicat dénonce l’attitude alarmiste d’Auchan France, qui “joue les pleureuses” sur son bilan 2013, alors que “le groupe Auchan est en expansion exponentielle avec des résultats excellents”.

La CFDT dévoile qu’Auchan devrait toucher de la part de l’Etat, au titre du CICE, 120 M€ pour 2013 et 2014. Elle s’étonne dans ces conditions que l’entreprise puisse en même temps décider la suppression nette de 300 postes.

Source : ww.lineaires.com

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