Shopper Experience

(Author : malls.Com)
The mall will be a hotspot for surfing lovers in Switzerland and beyond. In time for the opening, «Glisss», the indoor surfing specialists, will guarantee real surfing enjoyment. For the first few weeks the surfing fun, among pleasant beach surroundings at the mall, will be free of charge. It’s the perfect place to catch a wave until Switzerland’s first indoor surfing wave opens in the Mall of Switzerland in March 2018.

Surf's up at the Mall of Switzerland

Two Pocket Surf amenities and a Skim Parc will be ready for action in time for the opening of the Mall of Switzerland. The surfing facilities ensure safe and straightforward surfing fun for all ages and experience levels, from beginners to experts. With its low energy demands and water consumption (based on a closed-loop concept), the system is both energy effective and environmentally friendly.

«Just a few months later, in March 2018, Switzerland’s first permanent indoor deep water surfing wave «citywave» for beginners and pros will open as the central attraction in the over 1,200 square metre leisure, dining and event centre in the Mall of Switzerland». The Mall of Switzerland continues to work with Jochen Schweizer to create «citywave» and to ensure the permanent facility incorporates all the latest technology and design findings from a standing wave previously in work at the Jochen Schweizer Arena in Munich. The Management is confident that the result will be a world-class attraction that exceeds the expectations of surf fans.

Until then, the «Glisss» Pocket Surf amenities and the Skim Parc will provide surfers with memorable times. «We want a visit to the Mall of Switzerland to be an unforgettable experience. Our innovative surfing concept will perfectly complement the many leisure options on offer. It’s an eye-catching attraction unrivalled anywhere else in Switzerland», states Mall of Switzerland director Jan Wengeler.

Source : malls.com

(Auteur : Idées locales)
Le caviste Trois fois vin, situé dans le quartier du Marais à Paris, propose un jeu pour favoriser les liens et les découvertes entre amateurs de bon vin.

A Paris, un caviste organise le jeu de « l’exquise bouteille » pour faire découvrir ses vins

Un concept inspiré du « café suspendu »
L’idée de ce caviste s’inscrit dans la lignée du café suspendu, une tradition qui est née à Naples : un Napolitain de bonne humeur avait pour habitude de commander deux cafés au bar : un pour lui, et un « café suspendu » pour une personne qui n’aurait pas les moyens de se le payer. Le caviste parisien réinvestit ce concept avec non plus du café, mais du vin. Car comme il le souligne sur son site internet : « Il y a bien longtemps que le vin est considéré comme faiseur de lien, et lorsqu’on évoque ce breuvage, il est presque toujours question de partage… ».

Une chaîne de recommandations
Ainsi le concept de l’ « exquise bouteille » est né, en référence au jeu mythique des surréalistes, « le cadavre exquis », où le poème s’écrit avec la contribution de chacun. Chez le caviste de la rue Notre-Dame de Nazareth, le client choisit la bouteille qu’il souhaite « suspendre », en paie 50% du prix, et repart avec une autre bouteille suspendue, choisie par un inconnu et personnalisée avec un petit mot. Ce jeu est non seulement idéal pour les clients à l’affût de découvertes, mais il contribue aussi à renforcer le lien entre habitants de ce petit quartier de Paris, qui apprennent à se découvrir via une passion partagée.

Un fort potentiel fidélisant
Les joueurs créent donc une chaîne sans fin de recommandations entre habitués ou nouveaux clients, dans un cadre ludique. Quoi de mieux pour fidéliser les amateurs ? Il s’agit aussi de sortir des sentiers battus et de ses choix habituels, pour découvrir des vins que d’autres ont apprécié avant.

Source : ideeslocales.fr

(Auteur : Benoit Marlaud)
Carrefour va lancer sa propre plate-forme de livraison collaborative. Le distributeur cherche à constituer une communauté de clients sur une application dédiée, Merci Voisin, qui pourront livrer ou se faire livrer leurs courses en drive.

Merci Voisin, le nouveau service de livraison collaborative de Carrefour

La livraison sera rémunérée par une petite indemnité. Les livreurs seront notés à chaque prestation pour consolider leur réputation. Mais de tels dispositifs collaboratifs doivent surmonter deux écueils, de taille.

D’abord, la richesse de la communauté construite. Il faut en effet un sacré nombre de membres inscrits pour qu’un client puisse espérer trouver quelqu’un susceptible de passer dans son quartier pour le livrer au jour et à l’heure qui l’intéressent. La crédibilité de la plate-forme, ensuite, doit être extrêmement solide pour qu’un client, qui vient de régler en ligne un gros plein de courses, transmette les références de sa commande à un inconnu.

En choisissant une solution en propre, Carrefour estime visiblement pouvoir atteindre ces deux objectifs. La marque Merci Voisin lui appartient et, si le distributeur fait bien comprendre au client qu’il reste dans un environnement Carrefour, la confiance sera facile à établir. Les drives Carrefour et les magasins, ensuite, ne se priveront pas de communiquer largement autour du service, ce qui pourrait permettre de faire monter en puissance la communauté de clients assez rapidement.

Les salariés Walmart en livreurs occasionnels
Début 2017, Carrefour a déjà expérimenté en Belgique ce principe de livraison collaborative en s’appuyant sur une application lancée par bpost, l’équivalent national de La Poste.

Aux États-Unis, Walmart teste pour sa part, depuis juin dernier, une mécanique de livraison collaborative proposée… aux salariés des magasins. À la fin de leur journée de travail, moyennant une prime, les employés volontaires sont invités à emporter avec eux des colis qu’ils vont livrer sur leur chemin de retour !

Source : lineaires.com

(Auteur : Emmanuel Garessus)
La grande banque ouvre une agence à caractère éphémère, face à la haute école spécialisée de Winterthour, un lieu d’échange, de travail et d’activités financières numériques, mais sans bancomat. Est-ce la banque du futur? 

UBS crée une agence pop-up pour étudiants

La grande banque ouvre une agence à caractère éphémère, face à la haute école spécialisée de Winterthour, un lieu d’échange, de travail et d’activités financières numériques, mais sans bancomat. Est-ce la banque du futur? L’agence est éphémère (pop-up) dans la mesure où ce projet pilote est ouvert jusqu’à fin janvier. Dans les pays anglo-saxons, les agences pop-up prennent souvent la forme d’un container offrant des services pour un temps limité. Mais l’idée, toujours utilisée en milieu urbain, est également employée dans d’autres métiers, par exemple dans l’automobile, à l’image de Porsche, et l’ameublement, avec Ikea.

UBS Concept Space +, selon la terminologie de la banque, «n’est pas inspiré d’un modèle existant ailleurs, par exemple aux Etats-Unis», explique Roger von Mentlen, responsable du Personal Banking auprès d’UBS. Cet espace de coworking dispose d’un accès gratuit à Internet, des tableaux blancs de conférence et un grand écran pour les présentations. La zone lounge permet aux plus petits groupes de travailler en équipe, d’échanger et de boire gratuitement un café. Le coworking est multidimensionnel. Il permet de travailler entre étudiants, mais aussi de réaliser des échanges entre la banque et les étudiants ainsi qu’entre employés d’UBS.

Les trois objectifs de la direction
L’objectif de l’agence pop-up est triple, selon la direction. C’est d’abord un lieu de coworking pour étudiants, équipé avec tablettes, accès wi-fi et de nombreuses prises de courant. L’endroit se veut aussi un lieu ouvert aux activités bancaires, même s’il n’a pas de bancomat. «Il est prévu pour les activités de banque numérique, par exemple pour que les millennials puissent découvrir et réaliser des transactions par portable. Les conseillers UBS présenteront, à travers des ateliers interactifs, par exemple l’application de paiement Twint, le calculateur numérique de prévoyance ou les applications de mobile banking. Grâce à l’ouverture numérique de comptes, les étudiants peuvent souscrire sur place à un paquet bancaire gratuit Campus.

«L’échange ira dans les deux directions. Nous voulons aussi apprendre et mieux connaître les besoins des étudiants», ajoute Roger von Mentlen. L’institut tente en effet d’évaluer le degré de discrétion recherché, l’outil le plus approprié pour les activités bancaires, et la structure de frais adaptée au monde numérique.

Troisièmement, l’agence à caractère éphémère organisera des manifestations culturelles, deux soirs par semaine. Du théâtre d’improvisation à des dégustations culinaires, en passant par des concerts de salon. Elle sera naturellement aussi ouverte à des discussions financières. La souplesse du programme permet aussi d’y intégrer les idées de manifestations proposées par les visiteurs.

Bientôt en Suisse romande?
«Nous sommes la première banque à présenter ce type d’agence à caractère éphémère», déclare Roger von Mentlen. La nouvelle agence est ouverte de lundi à vendredi de 8h30 à 18h30 et les mercredis et jeudis jusqu’à 22h30.

C’est un projet pilote destiné à savoir quel type d’agence est le plus adapté aux millennials. La réussite de cette expérience sera mesurée «en partie en fonction du nombre de comptes ouverts par les jeunes étudiants», selon la direction. La banque aimerait aussi mieux comprendre la part des activités bancaires qui peut être réalisée dans une agence ou à la maison. «Nous voulons aussi savoir si une agence est un lieu adapté aux étudiants pour se préparer à un thème numérique analysé à l’université. Ou si nous pouvons motiver des jeunes à travailler chez UBS après leurs études. Ou encore quels profils bancaires les intéresseraient à l’avenir», indique Roger von Mentlen.

Le projet de banque pop-up pourrait être testé en Suisse romande. Mais la décision n’est pas encore prise. Cela dépend du succès de l’agence de Winterthour. «Elle pourrait se situer en milieu urbain et étudiant, à Neuchâtel, Nyon ou Lausanne», selon la direction.

Source : letemps.ch

(Auteur : Bertand Leseigneur)
Il y des magasins qui vous attirent à cause, d’une marque, d’une technologie ou d’un service à part. RipdDip attire car il est visuel.

Nouveau magasin, le flashy RipnDip

Cette marque peu connue vient d’investir un énorme espace au coeur de Soho et c’est …différent. Une marque de streetwear très relax, pour les adeptes du skate board. Mélange de parc pour enfants avec sa pelouse verte et ses peluches géantes et playground pour les ados qui ne peuvent pas s’offrir SUPREME ou KITH.

Nouveau magasin, le flashy RipnDip1

 

Source : soparticular.com

(Auteur : Fabien Larock)
Le nouveau prêteur de vêtements Boro permet aux clients de louer des vêtements de marque et d’aider à économiser les déchets et les dépenses.

La location de vêtements de marque en peer-to-peer commence à Toronto

Toujours suivre les dernières créations des grands couturiers peut être coûteux et frustrant, en particulier pour ceux qui aiment acheter de nouveaux vêtements chaque saison, mais ont seulement la possibilité de les porter que quelques fois. Mais que faire si vous pouviez avoir un accès instantané à une grande variété de vêtements de qualité, que vous pouvez porter une fois, puis rendre ? Boro Clothing, à Toronto, peut maintenant répondre à cette question. La marque propose un marché en peer-to-peer pour les femmes voulant louer des vêtements élégants et de haute qualité auprès des résidents locaux.

Cette nouvelle startup veut adopter la philosophie de l’économie de partage pour éviter le gaspillage. Ainsi, Boro Clothing a créé un magasin en ligne où les femmes peuvent louer des robes, des sacs et des vestes haut de gamme pour un maximum de 10 jours à des prix raisonnables (à partir de 30 $) et les prêteurs peuvent gagner de l’argent sur les beaux objets qu’ils ont achetés. La startup annonce aussi sur son site que cette initiative entre dans un cadre de préservation de l’environnement. En effet, la mode consomme des ressources et génère de la pollution à un rythme effréné. Elle est la deuxième industrie qui pollue le plus après l’industrie pétrolière.

Boro se distingue des autres sociétés de location de vêtements haut de gamme, car elle regroupe tous ses vêtements plutôt que d’acheter une collection entière. Les prêteurs doivent soumettre leurs articles pour examen et Boro accepte 60 à 70 % des soumissions. Cela aide à « maintenir une certaine norme », « a déclaré Chis Cundari, cofondateur de Boro Clothing.

Enfin, Boro conserve les vêtements prêtés dans un endroit central et est responsable de l’entretien et du nettoyage à sec afin de garantir un processus de location rapide et efficace. Pour ‘instant, la société ne livre des vêtements que dans la région du Grand Toronto.

Source : hellobiz.fr

(Author : Retail in Asia)
Amazon is opening a pop-up bar for only 10 days in Japan on 20 October 2017. Amazon Bar, according to the company’s website, will be located in Tokyo’s upscale Ginza area and serve a variety of drinks, including beer, wine, and whiskey.

In August 2017, the company quietly expanded its one-hour wine delivery service in select U.S. cities.

But it comes with one caveat: there is no menu. The bar will instead deploy a recommendation system with Amazon sommeliers offering suggestions for different types of drinks. It will also serve special drinks that are only available at Amazon Bar, the website says.

Amazon did not say why it is opening the bar and for such a short period. The company has been introducing physical book stores and pop-up stores of late, while also expanding into the grocery space with the Whole Foods acquisition. At the same time, Amazon has been moving into the alcohol business.

In August 2017, the company quietly expanded its one-hour wine delivery service in select U.S. cities. In 2016, Amazon Japan launched a wine recommendation service by phone that featured its own in-house sommeliers.

Source : retailinasia

(Auteur : Josh Kolm)
A new social video brings the importance of the little things into the retailer’s new brand platform.

IKEA explores the possibilities of good deeds

IKEA Canada has embarked on a mission to making the world a better place, and a new social video aims to show that includes little things people can do every day. The video suggests that everyone doing the occasional good deed will motivate more good deeds and lead to a better world. It proves this by asking its own employees to get the ball rolling. At the retailer’s location in Vaughan, employees do things like provide decor for customers’ meals in the cafeteria, pay for an entire family’s lunch and throw an anniversary party to recognize a long-time coworker.

The video is the next installment in IKEA Canada’s recently-launched “Beautiful Possibilities” brand platform. The launch spot for the platform focused on “big picture” issues like diversity, inclusion, sustainable energy and supporting vulnerable populations like refugees and the elderly to reflect the optimistic point of view IKEA wants to have about the world we could live in.

Lauren MacDonald, country marketing manager for IKEA Canada, says the idea behind the broader integrated campaign is that even little things can help people create the world they want.

“Acts both big and small all contribute to creating a better world,” MacDonald says. “Our objective with all of this is to inspire and enable Canadians to see what is possible in their homes and in the world. We truly believe if we all started with small actions to make the world a little better, the world will actually become a better place.”

MacDonald says the idea of “good deeds” fits with IKEA’s focus on creating a better life for the “many,” and anyone can do a good deed. Part of the reason behind launching this video in social channels was to share it in a platform that encouraged sharing and engagement so people might be motivated to join in to the “movement” themselves.

“One Good Deed A Day” has also become an internal initiative within IKEA Canada that began a few weeks ago, and has resulted in things like an employee at the Vaughan location giving out small toys to children in the store that include advice on how they might do a good deed for someone else.

MacDonald couldn’t give specifics about what other world-improving topics IKEA might tackle in the future, but said there would be more work coming ahead of the holiday season.

Source : strategyonline.ca

(Auteur : Hélène Vissière)
Concurrencées par le commerce en ligne, les enseignes doivent se réinventer et proposer plus que de la vente. Nordstrom tente même le magasin sans produits.

États-Unis, de grands magasins où il n'y a rien à vendre...

Imaginez les Galeries Lafayette, mais sans rien à acheter, pas un vêtement, pas un sac à main, pas un parfum… C’est le nouveau concept qu’expérimente la chaîne américaine de grands magasins Nordstrom. Le mois prochain, elle ouvre à Los Angeles Nordstrom Local : 300 mètres carrés, sans un seul produit. A la place, elle propose un espace avec une équipe de stylistes qui aident à sélectionner en ligne un pantalon ou un costume. Il y aura aussi un salon de manucure, un couturier qui peut faire des retouches et, surtout, un endroit où l’on peut recevoir ou échanger les paquets que l’on a commandés sur Internet. Sans oublier un bar où les personnes épuisées de ce non-shopping pourront siroter un verre de vin ou un soda…

La formule fait sourire, mais elle est une tentative de réponse à la grande crise que traverse la grande distribution aux États-Unis. Macy’s, J. C. Penney, Sears ont fermé des centaines de succursales et cherchent à se réinventer. Cela tient bien sûr à la concurrence du commerce en ligne, même si les achats en magasin restent plus importants. C’est aussi dû à l’excédent de mètres carrés. En 2015, les États-Unis avaient un taux de mètres carrés d’espace commercial par habitant cinq fois supérieur à celui du Royaume-Uni.

L’objectif de Nordstrom Local est de supprimer la distinction entre shopping en ligne et shopping physique. C’est aussi un moyen d’ouvrir des surfaces plus petites dans le cœur des villes. Un magasin habituel en banlieue s’étale sur 14 000 mètres carrés. «  Alors que le secteur de la distribution continue à se transformer à un rythme sans précédent, la seule chose dont nous soyons sûrs, c’est que les clients veulent un service de qualité, la rapidité et la commodité  », explique Shea Jensen, une vice-présidente du groupe.

Les marques à côté de la plaque  ?
Nordstrom n’est pas le seul à plancher sur le magasin du futur. Toutes les enseignes essaient divers modèles et cherchent à offrir une expérience «  excitante  » et «  unique  », traduire : impossible à avoir sur Internet. Nike a récemment ouvert un énorme magasin à New York qui dispose d’un court de basket pour tester les différentes chaussures. Il y a aussi un tapis de course qui simule un jogging sur différents terrains et un mini-terrain de foot. Accessoirement, on y vend des tee-shirts et des shorts. Kith, une marque de vêtements branchés, a installé un bar à céréales. Dans son nouvel espace à New York, Adidas a décoré les cabines d’essayage comme des vestiaires sportifs et on peut essayer les chaussures sur du gazon synthétique. La marque étudie aussi l’idée d’installer une machine qui fabrique des sweaters personnalisés en quelques heures.

Coach, la marque de sacs haut de gamme, propose de confectionner le sac de son choix en choisissant entre différentes couleurs, cuirs, boucles… Et elle a installé dans son magasin de New York un artisan qui répare les sacs et grave des monogrammes. Quant à Apple, il ne parle plus de «  magasins  », mais de «  Town Square  » (de place publique), parce qu’il s’agit d’« espaces où on se retrouve  ». Et la supérette d’Amazon à Seattle n’a ni caissiers ni bornes pour payer. Le client à l’entrée lance son appli Amazon Go. Grâce à des capteurs et autres technologies, on le suit à la trace et on enregistre les produits qu’il met dans son caddie. Une fois son panier plein, il s’en va sans avoir eu à sortir de l’argent ou à faire la queue pour payer.

Le concept hybride de Nordstrom laisse les analystes perplexes. Le cours de l’action du groupe a chuté à l’annonce du projet. Mais, en réalité, personne ne sait très bien à quoi va ressembler la boutique de demain. Récemment, IBM a réalisé une étude édifiante. Elle a demandé à six cents patrons de marques leur vision sur l’expérience de l’achat en ligne. Ils ont estimé que le client était surtout motivé par le désir de contrôle et la technologie. IBM a ensuite interrogé six mille consommateurs. Le résultat  ? Les marques ont complètement loupé les attentes du client qui recherche principalement la rapidité et la commodité.

Source : lepoint.fr

(Auteur : Mathilde Farine)
La chaîne d’origine allemande a vu son chiffre d’affaires se réduire ces dernières années. Elle reconnaît avoir pris du retard face à la numérisation du secteur, et veut mettre les bouchées doubles.

MediaMarkt veut faire revenir les clients avec un robot

Paul attend les clients à l’entrée de MediaMarkt à Zurich. Ce nouvel employé du magasin de la chaîne allemande de vente d’électronique du centre commercial de Sihlcity, à Zurich, n’est pas un humain. Ni même un humanoïde. Paul est un robot, sorte de joystick géant sur roulettes, qui accueille les visiteurs, les emmène au rayon qui les intéresse, tout en les divertissant avec du small talksur la météo ou avec des préoccupations de robot – «Il faut que je fasse attention à ne pas croiser Siri.» Il fait même des plaisanteries: «Vous voulez que j’appelle un collègue? Ils ne sont pas aussi rapides que moi», dit-il si l’humain en question ne surgit pas immédiatement après avoir été sommé de se présenter.

Mais c’est à peu près tout ce que propose Paul. Pour des détails sur un produit, c’est effectivement un spécialiste en chair et en os qu’il faudra faire venir. Surtout si l’on veut converser en suisse-allemand ou si on ne parvient pas à dissimuler un accent français en bon allemand. Dans ces cas, Paul a de la peine à suivre, comme on a pu le constater lors de sa présentation à la presse jeudi matin à Zurich.

«Trop attendu pour être sur Internet»
MediaMarkt n’a cependant pas de visées révolutionnaires. Paul, le «robot gentleman», est là pour amuser la galerie, pas pour remplacer une partie des 1 272 employés du groupe en Suisse, explique Martin Rusterholz, patron de MediaMarkt pour la Suisse depuis avril. Car le vendeur d’électronique doit faire revenir d’urgence les clients dans ses magasins. D’après des chiffres publiés par le Blick, la chaîne a perdu environ un quart de son chiffre d’affaires dans le pays depuis 2010. En 2016, la filiale suisse enregistrait 748 millions de francs de chiffre d’affaires. Selon le quotidien zurichois, pourtant, ses deux principaux concurrents, MElectronics et Interdiscount, ont maintenu des ventes stables, voire crû pendant la même période.

«Paul doit nous aider à redresser la barre, mais ce n’est pas la seule mesure prise. Nous avons aussi revu notre stratégie de communication, nous allons investir dans les magasins physiques et en ligne pour devenir le numéro un de la vente omnicanal [sur le Web et en magasin, ndlr] dans l’électronique en Suisse», avance Martin Rusterholz. Le volume du marché a diminué, affirme-t-il. Surtout, «nous avons trop attendu pour être sur Internet». Et pris du retard par rapport à Digitec, qui dit représenter 40% des ventes en ligne. Le Zurichois de 54 ans pointe le nouveau magasin, plus petit mais plus moderne, que MediaMarkt s’apprête à ouvrir à Aarau et qui symbolisera ce renouveau. Les employés auront par exemple des iPad, qui permettront aux clients d’obtenir toutes les informations mais aussi de payer directement, sans devoir faire la queue à la caisse.

Cours de drones et de cuisine
La diminution des ventes touche tout le commerce de détail, confronté à la concurrence de sites de vente en ligne souvent moins chers, mais elle affecte plus durement les petits commerces. Tout le secteur repense sa stratégie et cherche des solutions pour faire revenir les clients dans les magasins, en misant sur la technologie, sur le conseil ou en repensant l’offre. Chez MediaMarkt, cela passera notamment par des ateliers, de toutes sortes. A côté de leçons de pilotage de drones, des cours de cuisine devraient par exemple être proposés.

Ces questions se posent pour l’ensemble du groupe MediaMarktSaturn, qui investit désormais fortement pour rattraper son retard numérique avec d’autres nouveautés. Paula, par exemple, disponible dans des magasins Saturn, l’autre chaîne du groupe, en Allemagne, est l’équivalent holographique de Paul et conduit les clients à travers les magasins grâce à des casques de réalité virtuelle.

Le groupe, coté à Francfort, travaille aussi sur un nouveau magasin en ligne qui sera disponible au quatrième trimestre. Dans toute l’Europe, l’entreprise réalise 22 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 10% en ligne. Une proportion un peu plus faible en Suisse. Cela alors que des études montrent que la proportion des produits vendus en ligne atteint en moyenne 25% dans l’électronique.

Source : letemps.ch