Innovations Retail

(Auteur : Fabien Larock)
Une société chinoise vient de lancer une salle de gym « pay-as-you-go » qui s’encastre dans un kiosque et que l’on déverrouille en utilisant un code QR.

Une startup lance des salles de gym modulables à travers la Chine

Un succès inattendu
Il existe maintenant une autre façon de rester en forme en Chine. En effet, Misspao, une startup chinoise a lancé la « pod gym », une mini salle de gym dont les dimensions sont assez grandes pour accueillir une seule personne. La campagne de lancement a été un tel succès que Misspao prévoit d’installer 1 000 « pod gym » de plus dans les rues chinoises d’ici la fin de l’année. À l’heure actuelle, il n’y a aucun programme pour lancer les kiosques en dehors de la Chine, mais si le succès des « pod gym » reste en l‘état, il est presque sûr qu’une version mondiale va faire son apparition.

Tout est dans la mobilité
Bien que les gymnases soient très compacts, il y a encore suffisamment d’espace pour un tapis roulant, un écran (pour la musique, la télévision ou les films), un purificateur d’air et une gamme d’accessoires de fitness portables. Les kiosques sont également nettoyés régulièrement par une équipe de techniciens de maintenance. Le processus de réservation est très simple. Il existe une application pour smartphone complémentaire qui gère les réservations et les paiements, puis les utilisateurs utilisent les codes QR quand ils arrivent près du kiosque. Pour une minute de séance, vous serez fracturé 0,25 $.

Aujourd’hui, les systèmes de kiosques et de nacelles sont de plus en plus populaires. Parmi les plus populaires peut citer cette société américaine qui transforme les vieilles cabines téléphoniques britanniques en bureaux mobiles.

Source : hellobiz.fr

(Auteur :  Caroline Boelen)
Bol.com (Ahold Delhaize) lance ‘Bespaar Continu’, un service permettant de répéter automatiquement les achats réguliers comme le shampooing, le papier toilette ou encore les couches. Le consommateur est ainsi invité à ne même plus penser à ce genre d’achat rébarbatif.

BOL.COM AUTOMATISE LES ACHATS RÉGULIERS

Bol.com propose à ses clients de ne plus avoir à se soucier de l’achat rébarbatif de certains produits. Le consommateur pourra, avec Bespaar Continu, déterminer la fréquence et le lieu où il souhaite recevoir ses achats. Ce faisant, il recevra toujours une réduction. Un consommateur souhaitant donc recevoir une fois par mois un paquet de papier toilette, un sachet de nourriture pour chat ou un lot de couches pour son bébé, sans avoir à se rendre en magasin ou a passer commande à chaque fois, peut désormais faire appel à Bol.com. Une façon pour l’e-commerçant de répondre à une demande, de faciliter le processus d’achat et de fidéliser sa clientèle, sans même qu’elle n’y pense….

« Mener à un changement de comportement d’achat »
« Nous constatons que de plus en plus de nos clients reviennent chez nous pour des achats répétés. Avec ce nouveau concept – unique aux Pays-Bas et en Belgique – nous souhaitons aider davantage encore nos clients. Ceci, en combinaison avec un avantage sur le prix, constitue une attente importante dans l’achat de produits quotidiens. Avec l’introduction de Bespaar Continu, Bol.com offre un nouvel élan aux achats en ligne. Nous pensons que cela conduira à un changement dans le comportement d’achat des consommateurs. Des produits dont l’achat en ligne restait jusque-là limité, devraient faire leur entrée dans la liste des achats online… » déclare Huub Vermeulen, Directeur Général de Bol.com.

Des réductions allant jusqu’à -35%
Les produits de plus de 65 marques connues peuvent être commandées via le nouveau service. Comme souligné plus haut, les consommateurs qui feront appel à Bespaar Continu bénéficieront d’avantages sur les prix. Pour chaque commande, une remise fixe sera ainsi accordée. Celle-ci peut atteindre jusqu’à -35% selon le produit choisi. En commandant un minimum de cinq produit, le consommateur recevra une réduction supplémentaire de 10% par produit. Le service n’offrira pas seulement plus de commodité et d’avantages, mais aussi plus de durabilité dans la logistique. Les commandes seront regroupées et envoyées dans une seule boîte.

Application
Le service sera disponible sur l’application de l’e-commerçant. En effet, les achats répétés sont de plus en plus souvent passés via smartphone. Le service sera, en cas de succès, également déployé sur le site marchand de Bol.com.

Source : gondola.be

(Auteur : Pierre Demoux)
Les chaussures de football Glitch seront personnalisables, selon les besoins. Seuls les possesseurs d’un code obtenu auprès d’une communauté d’« influenceurs » pourront se les procurer.

Adidas vend ses nouvelles chaussures sans magasin ni site Web

C’est une chaussure de football d’Adidas qui ne sera vendue… dans aucun magasin, ni site Web. Glitch, le nom de ce modèle, a la particularité d’être composé de deux parties indépendantes et interchangeables, un chausson et un revêtement externe, sans lacet, et disponibles chacun en plusieurs designs et matières. « Les joueurs peuvent changer leur look ou leurs caractéristiques techniques en fonction de leurs envies et besoins, selon qu’ils jouent sur une pelouse ou un terrain synthétique par exemple », explique Marc Makowski, le responsable du projet chez Adidas.

Football en salle
« La marque s’adapte à l’évolution des usages, avec l’essor du football à cinq joué en salle, qui a été pratiqué par 4 millions de personnes l’an dernier. En plus des traditionnels crampons, les joueurs ont besoin d’équipements qui suivent leurs pratiques », constate Virgile Caillet, délégué général de l’Union Sport & Cycle, le syndicat des industriels du sport.

Ce modèle polyvalent ne devrait toutefois pas représenter une large part d’un marché de la chaussure de football qui pèse en France 180 millions d’euros annuels (loin derrière le running et ses 500 millions). Car il ne sera possible de l’acheter que sur une application mobile dédiée. Et avec un code unique, qu’il faudra avoir obtenu auprès d’une communauté composée au départ d’une trentaine d’influenceurs sélectionnés par Adidas : le joueur du PSG, Presnel Kimpembe, des youtubeurs, quelques médias spécialisés… « Ils disposent chacun de 10 codes à partager, puis chaque acheteur de Glitch obtient lui-même des codes qu’il diffuse à son tour », détaille Marc Makowski. « Le but est que chaque utilisateur devienne un vendeur et un ambassadeur d’Adidas auprès de ses amis… »

Diffusion virale
Le public visé par ce mode de diffusion virale, qui se basera d’abord sur Instagram, est celui des jeunes, qui utilisent de plus en plus leur mobile comme terminal d’achat, et ce alors que les ventes en ligne d’Adidas ont progressé de 60 % l’an dernier, à 1 milliard d’euros (il vise les 4 milliards en 2020, pour des ventes totales de 25 à 27 milliards).

La firme allemande ne communique aucun chiffre sur l’efficacité du dispositif, mais reconnaît que le budget marketing et logistique est bien moindre que pour un lancement classique : « L’objectif est d’abord d’en faire un laboratoire, de créer une expérience mobile-only en collaboration avec l’animation d’une communauté », souligne Marc Makowski.

Avant son lancement à Paris ce mardi, Glitch a déjà été lancé à Londres et Berlin, en associant à chaque fois des personnalités locales au projet. Il s’inscrit dans la stratégie globale du groupe de concentrer ses moyens sur 6 villes clefs dans le monde, dont les ventes doivent être doublées entre 2015 et 2020, et de raccourcir les délais entre l’achat et la livraison : il promet ainsi une livraison en quatre heures dans la zone du Grand Paris (et 24 heures ailleurs en France).

D’ici à la fin du mois, la marque aux trois bandes lancera aussi sa première collection « parisienne » sortie de sa Speedfactory, son concept d’usine quasi entièrement automatisée. Si les premiers modèles proviendront de son site allemand, l’objectif est, à terme, d’installer une Speedfactory à proximité de chacune des villes clefs.

Source : lesechos.fr

(Auteur : Juliette Raynal)
CDiscount, le site marchand du groupe Casino, travaille depuis 2012 avec la start-up Augment pour déployer une technologie de réalité augmentée au sein de son application mobile. Aujourd’hui, plusieurs centaines de produits disponibles sur la marketplace peuvent être visualisés en 3D en taille réelle dans leur contexte d’utilisation.

Cdiscount industrialise sa stratégie de réalité augmentée avec Augment

Rendre tangibles des produits vendus sur Internet grâce à la réalité augmentée. C’est la démarche qu’a entrepris le site marchand Cdiscount (groupe Casino) en collaborant avec la start-up parisienne Augment. Les deux partenaires avaient présenté une première démonstration de cette nouvelle fonctionnalité en janvier 2017 à l’occasion de la NRF Retail’s Big Show. L’e-commerçant entend désormais passer à la vitesse supérieure.

DES CENTAINES DE PRODUITS DISPONIBLES EN RÉALITÉ AUGMENTÉE
“Aujourd’hui des centaines de produits en ligne sont disponibles en réalité augmentée avec la technologie d’Augment. Il y a des produits électroménager (notamment les produits SEB, ndlr), mais aussi des meubles et beaucoup d’autres vont arriver d’ici la fin de l’année”, a indiqué Arieh Ghnassia, responsable du digital au sein du groupe Casino, lors du LSA Retailtech Forum qui s’est tenu mardi 12 septembre 2017.

Directement intégrée à l’application mobile de Cdiscount, la technologie permet à un utilisateur de visualiser en trois dimensions un objet en cliquant sur un bouton dans la fiche produit. Il suffit ensuite de poser un billet de banque pour créer un repère (les futurs smartphones dotés de capteurs de profondeur permettront de supprimer cette étape) et d’orienter le device dans cette direction. L’utilisateur peut alors visualiser le produit dans sa taille réelle, le faire pivoter et vérifier que ses dimensions correspondent à l’endroit où il prévoit de l’installer. Un moyen, par exemple, de s’assurer que le robot multifonction rentre bien dans le placard de la cuisine.

BIENTÔT UN MOTEUR DE RECHERCHE
Pour l’heure, Cdiscount ne communique pas sur les données d’utilisation de cette nouvelle fonctionnalité ni sur son effet sur le taux de conversion ou encore les taux de retour des produits. Interrogé sur ces points, Arieh Ghnassia a botté en touche : “Ce qui compte surtout, c’est l’engagement des personnes via la durée d’utilisation de l’application. Cela montre une attache plus forte”.

A l’avenir, avec ces nouveaux capteurs capables de mesurer la profondeur, Augment entend développer une sorte de moteur de recherche en réalité augmentée : un utilisateur qui souhaite s’équiper d’un nouveau canapé pourra pointer son smartphone ou sa tablette vers l’endroit où il compte l’installer et se verra automatiquement proposer tous les produits du site marchand dont les dimensions correspondent à l’espace choisi.

En parallèle de ces futurs développements, Augment travaille avec les fournisseurs du site marchand pour créer un flux de produits 3D. “Aujourd’hui, les produits les plus concernés par la réalité augmentée sont les produits lourds, encombrants et chers, mais demain tous les produits seront concernés : de la bouteille d’eau au paquet de Kellogg’s”, a assuré Jean-François Chianetta, le fondateur d’Augment.

Source : usine-digitale.fr

(Auteur : Charlotte Viguié)
La chaîne de restaurants Burger King a lancé en Russie sa propre monnaie virtuelle, le WhopperCoin, qui pourra servir à payer des burgers dans ses différentes enseignes grâce à une application de smartphone.

Burger King lance sa propre crypto-monnaie, le WhopperCoin, en Russie

Trop stylée pour se cantonner aux devises nationales et aux programmes de fidélité traditionnels, Burger King a décidé de passer à la vitesse supérieure en créant sa propre monnaie dématérialisée. En voilà une première. Cette crypto-monnaie qui va faire ses débuts en Russie s’appelle le WhopperCoin, du nom du célèbre burger de l’enseigne. Pour en acquérir, rien de plus facile : il suffit de consommer dans un Burger King. Pour chaque rouble dépensé (il faut plus de 70 roubles pour faire un euro), un whoppercoin sera offert au client.

Acheter son Whopper en whoppercoins
Les heureux détenteurs de whoppercoins pourront les dépenser – toujours dans un Burger King – pour acheter des burgers, notamment le Whopper qui coûtera 1 700 whoppercoins. Selon les calculs de la BBC, qui relate l’information, l’achat de 5 ou 6 sandwichs seraient suffisants pour récupérer le montant de whoppercoins nécessaires. Burger King a annoncé le lancement au cours du mois de septembre d’une application iOS et Android afin que chacun puisse gérer, partager et échanger ses whoppercoins. En scannant leur reçu avec leur téléphone, les clients pourront ainsi stocker sur l’appli les whoppercoins récupérés.

Un cousin du Bitcoin
Cette invention est le fruit d’un partenariat avec la start-up Waves spécialisée dans les monnaies cryptographiques, qui a déjà lancé une page consacrée au cours du WhopperCoin. Cette nouvelle-née dans l’univers des monnaies virtuelles a de nombreuses similarités avec le Bitcoin, mais en est totalement indépendante – ce qui permettra à Burger King d’y mettre fin quand il le souhaite.

Waves a déjà prévu de tenir le registre de la blockchain ayant servi à générer la monnaie, afin de garder une trace des détenteurs de whoppercoins et des transactions effectuées. Un milliard de whoppercoins auraient déjà été créés selon une déclaration de la start-up.

Une nouvelle forme de programme de fidélité qui fait mouche
Pour Ivan Shestov, responsable de la communication de Burger King Russie, cette innovation va permettre de transformer le Whopper en réel “véhicule d’investissement”, en plus de fidéliser encore plus ses clients réguliers. Car il s’agit bien là d’un programme de fidélité tel qu’on les connaît déjà, mais sous une forme totalement nouvelle.

Garrick Hileman, chercheur au Cambridge Centre for Alternative Finance interrogé par la BBC, affirme qu’il s’agit là de la première création de monnaie virtuelle par une marque mondiale, mais certainement pas la dernière.

“Les programmes de fidélité traditionnels – comme les miles des compagnies aériennes – ont des options d’échange limitées”, explique Garrick Hileman à la BBC. La liberté d’échange offerte par une monnaie virtuelle la rend “bien plus convaincante” qu’un programme de fidélité basique.

La question reste de savoir qui acceptera le WhopperCoin comme méthode de paiement ou d’échange valable, outre les magasins Burger King eux-mêmes. Si ses partenaires commerciaux peuvent jouer le jeu et y trouver leurs comptes, “je n’imagine au contraire pas McDonald’s se précipiter pour accepter les paiements en whoppercoins pour un Big Mac”, résume Garrick Hileman.

Selon lui, “les concurrents seront plus prompts à accepter alors une cryptomonnaie différente et concurrente, comme le Bitcoin”. Voire à créer la leur, généralisant ainsi un schéma de programme de fidélité prometteur d’un genre nouveau.

Source : mashable.france24.com

(Auteur : themavision.fr)
Une opération de la chaîne de supermarchés allemande Edeka propose des sacs de course à double usage permettant de faire pousser des légumes. Le sac plastique reste néanmoins, dans l’imaginaire collectif, le premier symbole de pollution… L’usage émotionnel associé au FeedItBag réussira t’il à contourner cette forte représentation ?

FeedItBag ou la seconde vie green du sac de course

Le sac de course à double usage sert désormais de potager
Le sac FeedItBag, confectionné à partir de matériaux renouvelables 100% biodégradables, a pour objectif d’être planté après avoir été utilisé pour faire pousser ses propres fruits et légumes. A l’intérieur de chacun d’entre eux, une pastille, dans laquelle sont logées des graines ainsi qu’un mode d’emploi pour enseigner aux clients comment faire leurs plantations. La première version permet ainsi de faire pousser des tomates, des poires et des aubergines. En bonus, l’arrivée annoncée de nouvelles graines. Les consommateurs sont invités à aller voter pour les variétés qui seront disponibles dans les prochaines éditions du sac : courgette, ail, fraise, piment, poivron ou thym… ?

Comment confectionner son mini potager “maison” ?
Il suffit de remplir son sac de déchets organiques (reste de repas, épluchures,…), de le planter sous terre et enfin d’attendre que le compost et la nature fassent le reste du travail.

La seconde vie du sac de courses… Une démarche vertueuse et ambitieuse !
Un sac en plastique peut polluer l’environnement jusqu’à 450 ans et finit le plus souvent dans l’estomac d’animaux marins et d’oiseaux… Il reste donc l’un des plus tristes symboles de l’ère désormais révolue du tout jetable. Le FeedItBag s’inscrit comme une véritable révolution de l’usage traditionnel et de l’image négative auquel le sac plastique est aujourd’hui spontanément associé…
A terme, l’ambition de l’enseigne est de remplacer l’ensemble des sacs plastiques traditionnels par ces sacs à double usage. Cette initiative parie donc sur un changement plutôt radical du comportement, de la gestuelle et des usages émotionnels des consommateurs en lui accordant une seconde vie “green” et vertueuse.

C’est en revanche toute une représentation et un imaginaire auquel FeedItBag s’attaque… un véritable renversement des pratiques afin de leur accorder ce tout autre rôle. Les consommateurs iront-ils jusqu’à assumer le geste de planter leur sac à commission dans leur jardin ?

Source : themavision.fr

(Auteur : Valentin Blanchot)
Presque aussi simple que l’utilisation d’Apple Pay avec son empreinte digitale, Alibaba pousse la confirmation de paiement à un autre niveau. À travers son service de transaction Alipay, le géant du ecommerce a lancé un système de reconnaissance faciale : Smile to Pay.

Alibaba lance Smile to Pay en Chine avec KFC

Pour l’instant, cette nouveauté n’est disponible que dans les restaurants KFC de la ville de Hangzhou. Lors d’une commande depuis une borne, les clients pourront payer en souriant à une caméra. Un processus de confirmation enverra une notification au smartphone du client afin de valider le paiement.

Smile to Pay est présenté comme sécurisé contre l’utilisation d’une photographie ou d’autres moyens pour tromper le système de confirmation. Il utilise des caméras pour étudier la profondeur du sujet, ou encore un algorithme pour reconnaitre son utilisateur. Même si ce dernier est déguisé, porte une perruque, ou du maquillage.

La Chine étant plus souple sur l’utilisation des données personnelles et plus ouverte aux nouvelles technologies en fait un beau terrain de jeu pour Alipay. Pour des marchés comme les États-Unis ou l’Europe, il faudra probablement attendre encore un peu avant que reconnaissance faciale rime avec transaction financière.

Source : siecledigital.fr

(Auteur : Arnaud Verchère)
C’est disponible auprès des clients britanniques de la boutique en ligne Asos. Cette fonctionnalité de recherche apporte une belle amélioration de l’UX quand on sait que la boutique propose plus de 85 000 produits…

Asos permet d’effectuer une recherche produit grâce la caméra du smartphone

Nous savons que c’est là où se trouvent nos clients et comment ils interagissent avec nous tous les jours, alors nous cherchons toujours des moyens où le mobile améliore leur expérience. – Andy Berks, directeur de produit numérique chez Asos.

Il sera désormais possible pour les clients Asos possédant l’application mobile sur iPhone et en Grande-Bretagne d’utiliser leur caméra du téléphone pour trouver la paire de chaussures aperçue dans un magazine ou, pourquoi pas, portéé par quelqu’un dans la rue. Pour les « serial shoppers » achetant sous la version Android de l’app, ils devraient bientôt voir la fonctionnalité arriver.

Comme la citation ci-dessus nous le confirme, Asos analyse l’ensemble des données récoltées et en fait bon usage. 70% des clients au Royaume-Uni passent en moyenne 80 minutes par mois sur l’application mobile. La caméra pour effectuer une recherche produit est un moyen de faciliter leur parcours client et permettre à ces derniers d’ajouter plus rapidement le-dit produit dans le panier et passer plus vite aux cross-selling ou ses autres recherches.

La technologie utilisée et nommée, Visual Search, a été conçue lors d’un de ces fameux hackathon avec différents partenaires spécialisés dans la tech. Les innovations ne vont s’arrêter là, car Asos souhaite prochainement améliorer son moteur de recherche avec un nouvel algorithme présenté comme une intelligence artificielle (mais mettons des pincettes sous cette dénomination). Comme nous pouvons le voir, la recherche produit est le cheval de bataille de Asos pour continuer à fidéliser ses clients et continuer sa croissance.

Source : siecledigital.fr

(Auteur : Patrice Bernard)
Un an après l’annonce par Apple de l’ouverture aux applications tierces de son assistant vocal interactif, Siri, les initiatives des banques ont rarement dépassé le stade expérimental. Parmi celles qui investissent sérieusement, la canadienne RBC démontre pourtant la valeur des opportunités que recèle ce nouveau canal de relation mobile.

La banque via Siri devient une réalité

En mars dernier, la banque avait déjà introduit, au sein de son application mobile pour iOS, une première fonction de transfert P2P pilotée par la voix. Grâce à celle-ci, il devenait possible d’envoyer de l’argent à l’un de ses contacts en demandant à Siri d’exécuter le virement, sécurisé par l’intermédiaire de Touch ID (et une empreinte digitale). Désormais, le même dispositif permet également de régler les factures, à la seule condition que le bénéficiaire ait préalablement été enregistré.

Même sans être particulièrement évolué, le service simplifie visiblement l’expérience client. Ainsi, au lieu de forcer l’utilisateur à rechercher l’option adéquate dans des menus plus ou moins alambiqués, il lui suffit maintenant d’exprimer ses désirs et de laisser la machine se charger des détails pratiques. Historiquement, l’approche semblait réservée à des fonctions de consultation, par précaution. L’initiative de RBC ouvre la voie à sa généralisation pour toutes les opérations et tous les usages, en toute sécurité.

Il reste toutefois encore du chemin à parcourir pour les institutions financières qui veulent toujours plus faciliter la vie de leurs clients. Dans le cas du paiement des factures, par exemple, pourquoi l’assistant de RBC demande-t-il de préciser le montant et la date du mouvement ? Dans l’idéal (c’est-à-dire le jour où une intégration avec les plates-formes des fournisseurs sera assurée), ces informations devraient pouvoir être renseignées automatiquement et le consommateur n’aura plus qu’à confirmer la transaction.

Naturellement, tout le monde n’est pas nécessairement enclin à adopter une interface vocale. Pour cette raison, et pour ceux qui préfère les échanges écrits, la banque s’intéresse aussi aux messageries instantanées, en commençant par insérer une capacité (certes moins originale) de virement de fonds entre particuliers au sein de la solution iMessage d’Apple. L’objectif est similaire : il s’agit de mettre les services financiers à portée de l’utilisateur, au plus près de son besoin, en toutes circonstances.

Tandis que les géants du web, suivant la trace des pionniers chinois, lancent des options de paiement qui promettent de s’immiscer dans le quotidien des internautes avec une transparence inégalée, je suis constamment surpris que la plupart des banques ne prennent apparemment pas conscience de la menace qu’ils font peser sur leurs activités et restent inertes. Elles ont pourtant à leur disposition de multiples moyens de réagir…

 

(Auteur : Patrie Bernard)
Aujourd’hui, toutes les institutions financières parlent d’assistants intelligents, capables de satisfaire instantanément les attentes de leurs clients. Hélas, rares sont celles qui ont transformé les discours en acte. Wells Fargo est l’une d’elles et même si les capacités de son « chatbot » sont encore limitées, il lui offre un espace d’apprentissage essentiel.

Wells Fargo teste un assistant intelligent

En avril dernier, la banque américaine a en effet lancé une expérimentation auprès de 5 000 clients et collaborateurs, leur proposant d’interagir avec leurs finances personnelles par l’intermédiaire d’un agent virtuel installé dans Facebook Messenger. Reposant entièrement sur une interface conversationnelle (par échange de messages textuels), celui-ci est en mesure de répondre à des questions diverses sur leurs comptes courants et de carte, ainsi que la localisation des agences et des distributeurs.

Derrière la simplicité apparente – qui n’interdit pas quelques raffinements, tels que, par exemple, une recherche des agences accessibles aux handicapés ou une analyse du total des dépenses de restaurant sur un mois –, le qualificatif d’« intelligent » est tout de même justifié par la faculté du système à apprendre les habitudes de son utilisateur (telles que ses tics de langage) et à prendre en compte le contexte des échanges. Et l’assistant connaît ses limites et passe la main à un humain, si nécessaire.

Naturellement, Wells Fargo a d’autres ambitions pour son « chatbot », qu’elle perçoit même comme une possible révolution de l’expérience client, en permettant au consommateur d’accéder plus facilement et plus rapidement aux services bancaires. En perspective, il deviendrait le moyen idéal de délivrer les informations « dans l’instant », contribuant à une prise de décision éclairée, en toutes circonstances.

Mais, avant d’en arriver là, il reste à valider un certain nombre d’hypothèses. La première d’entre elles est, évidemment, de confirmer la faisabilité « technique » du projet et, surtout, la fiabilité de l’automate. Outre l’importance de la qualité de la reconnaissance du langage naturel (gage essentiel d’un dialogue sans frustration), il ne peut être question de déployer à grande échelle un outil qui fournirait des informations erronées ! Il est vrai que cette phase de qualification peut être réalisée en interne, sans sortir de la banque.

En revanche, ce qui requiert impérativement de mettre la solution entre les mains de vrais clients est la vérification d’un deuxième postulat : l’appétence des consommateurs pour un assistant intelligent. Après tout, ce n’est pas parce que Facebook à 2 milliards d’utilisateurs et qu’une majorité de jeunes est adepte de Messenger que le succès est assuré. Rien ne vaut donc un test en conditions réelles pour évaluer s’ils s’approprient un « chatbot » bancaire dans leur messagerie favorite et comment ils l’utilisent.

Pour les entreprises qui se targuent de concepts de « design thinking », de « lean startup », de méthodes agiles…, une telle approche devrait être un automatisme. Comment se fait-il alors que la plupart des projets du même genre restent confinés en laboratoire ? À trop laisser fermenter les idées dans un espace clos, le besoin du client risque d’être perdu de vue… surtout s’il n’est pas même avéré en premier lieu.

Source : cestpasmonidee.blogspot.fr