(Auteur : Stéphanie Marius)
Chez Nature&Découvertes, pas d’écrans connectés, pas de bornes interactives: l’accent est mis sur le conseil et la convivialité. Retour sur une enseigne extrêmement affinitaire.

Nature&Découvertes part à la rencontre de ses clients

À l’ heure où l’engagement client est sur toutes les lèvres, l’enseigne Nature&Découvertes multiplie les initiatives in store et on line en direction de sa communauté d’aficionados. Convaincue que l’expérience client se construit dans l’échange, Clarisse Charreaux, directrice marketing et communication, privilégie “un dialogue direct avec les consommateurs”. L’équipe organise ainsi des dîners au restaurant avec ses meilleurs clients pour obtenir des retours sur les produits et les 92 magasins de l’enseigne.

En parallèle, Nature&Découvertes se lance dans la création d’un programme à la fois relationnel et social. “Plus question de séparer CRM et réseaux sociaux, affirme Clarisse Charreaux. Nous avons internalisé le data mining et nous commençons à développer nos communautés affinitaires autour de certains univers de produits.” Les clients sont incités à se conseiller entre eux et à interagir avec l’enseigne sur ces deux canaux. Tout d’abord, suite à la refonte du site web de l’enseigne (17 millions de visiteurs uniques par an), les clients sont encouragés à réagir aux publications. Le site web devient un prolongement de l’expérience en magasin. Pour aller plus loin, Nature&Découvertes est également en passe de déployer une solution de tchat communautaire. Et ces initiatives portent leurs fruits: l’enseigne enregistre un CA de 208 millions d’euros (en incluant les magasins franchisés suisses) et accueille 25 millions de visiteurs en magasin chaque année.

Favoriser les inter-actions en magasin
En magasin aussi, les innovations sont nombreuses. L’échange avec les clients passe notamment par des ateliers thématiques (allant de la pédagogie Montessori à l’astronomie) bimensuels. Les contenus constituent un socle important de la stratégie relationnelle on line comme off line.

Au sein du flagship situé à Paris, dans le quartier du Marais, adhérents et influenceurs peuvent assister une fois par mois à une conférence liée à l’actualité, relayée via Facebook Live. L’enseigne fait appel à des personnalités telles que Xavier de Lauzanne, à l’occasion de son film documentaire Les Pépites. Enfin, l’accent est mis sur l’échange entre le “guide-conseil” et les clients, afin de faire des points de vente “une oasis de bien-être au milieu des centres commerciaux”. Thé, massages, conseil… “Plus de 5% de la masse salariale est investie dans la formation” , explique Clarisse Charreaux. Chacun suit une semaine de formation à son arrivée avec visite des entrepôts, du siège, apprentissage de la vente active et de la compréhension client. S’ensuit une formation régulière par les pairs, les directeurs de magasin et la mise en place de webinars. Des experts effectuent des interventions ponctuelles avec une vision, celle de remettre la relation humaine au coeur de l’expérience en magasin.

Source : relationclientmag.fr

(Auteur : Carole Boelen)
JBC inaugure aujourd’hui son Innovation Lab sur le Corda Campus, à Hasselt. La chaîne belge de prêt-à-porter y teste actuellement des détecteurs de mouvement, des messages personnalisés en point de vente, une imprimerie pop-up et un totem de feed-back. Dans le cadre d’une cocréation avec les clients, des start-ups, des entreprises et des centres de recherche, le groupe cherche des innovations susceptibles d’améliorer et de personnaliser encore plus l’expérience de shopping des clients.

JBC CRÉE LE MAGASIN DE DEMAIN AVEC L’AIDE DE SES CLIENTS

Les besoins du client en guise de point de départ, la technologie en guise d’outil
Le monde évolue à toute vitesse. Il en va de même pour le comportement d’achat du consommateur. Au sein de son Innovation Lab, JBC cherche des solutions réalistes et pertinentes destinées à rendre l’expérience d’achat la plus pertinente possible. L’entreprise se base, pour ce faire, sur les besoins de ses clients. « La technologie joue un rôle de facilitateur, mais elle ne peut en aucun cas servir de point de départ, ni constituer un obstacle », explique Dennis Gommé, Digital Innovation Expert chez JBC.

Toutes les innovations sont testées pendant deux à quatre mois au sein du JBC Innovation Lab. Elles sont évaluées et adaptées en permanence. Trois critères permettent de déterminer si une innovation sera déployée dans les magasins JBC en Belgique. Avant toute chose, la solution doit répondre à un besoin des clients et doit donc être suffisamment intéressante pour le client JBC de demain. La faisabilité et la rentabilité de chaque innovation sont également examinées.

« Le JBC Innovation Lab comprend des innovations qui ont déjà leur place dans les magasins JBC de Belgique et que nous souhaitons optimiser. On y trouve également des innovations en phase de test ou amenées à être lancées à l’avenir. Nous mettons la barre très haut. Les innovations doivent apporter une réelle valeur ajoutée à nos clients et les aider encore mieux pendant leur shopping. Certains prototypes que nous testons actuellement ne prendront donc peut-être jamais le chemin des magasins », ajoute Dennis Gommé.

Analyse en point de vente et personnalisation des vêtements
JBC teste actuellement des détecteurs de mouvement, des messages personnalisés en point de vente, une imprimerie pop-up et un totem de feed-back. Comment mieux adapter l’agencement du magasin au comportement d’achat des clients afin que ceux-ci trouvent facilement ce qu’ils cherchent ? Une question à laquelle l’entreprise tente de répondre grâce à la détection des mouvements. JBC met également en place, en collaboration avec Nurama et le département Research Retail Innovation de la PXL Hogeschool, un projet pilote axé sur l’adaptation des messages en point de vente en fonction du client.

Avec l’aide de la start-up gantoise Flâneur, spécialisée dans les vêtements personnalisés pour les jeunes, JBC élabore une solution de personnalisation des vêtements en magasin. L’Innovation Lab abrite, en ce moment, une imprimerie pop-up qui permet aux clients de personnaliser et de faire imprimer leur article sur place. Enfin, JBC teste des solutions destinées à collecter le feed-back des clients afin d’ajuster rapidement ses innovations, le cas échéant.

Amélioration des outils existants
Outre ces nouvelles solutions qui seront peut-être mises en œuvre dans les magasins JBC de Belgique, l’Innovation Lab peaufine également des solutions existantes, notamment la cabine numérique et le kiosque JBC. La cabine intelligente est un service offert en cabine d’essayage : un écran interactif donne des idées de tenues sur la base du profil du client et permet de se faire apporter l’article dans une autre taille ou une autre couleur. Les clients peuvent, par ailleurs, utiliser le kiosque JBC pour commander des vêtements en ligne et consulter le stock des points de vente (les plus proches).

“Imaginer ensemble le JBC de demain”
« Nous prônons une interaction entre les professionnels expérimentés et les jeunes entrepreneurs. Ensemble, nous sommes en mesure d’imaginer le JBC de demain et de garantir une expérience de shopping optimale aux clients », conclut Lode Van Laere, Chief Omnichannel Officer chez JBC. JBC invite les clients souhaitant l’aider à façonner le JBC de demain à se faire connaitre via l’adresse innovation@jbc.be.

Source : gondola.be

(Auteur : Marion Deslandes)
« Popstore », c’est la dénomination choisie par le groupe Etam pour qualifier son nouveau format de boutique, liant ses deux enseignes de lingerie Etam et Undiz. Le 16 décembre, un premier flagship commun ouvrira ses portes sur les Champs-Elysées, annonce le groupe français, moins de deux jours seulement avant l’ouverture.

Etam et Undiz s’unissent pour briller sur les Champs-Elysées

Etam et Undiz s’installent conjointement à la place du concessionnaire Mercedes, au numéro 118 de la célèbre avenue parisienne. Un point de vente de 500 mètres carrés, qui offrira une « expérience shopping pop, joyeuse et connectée ». Il abritera le concept retail Undiz Machine, dont le principe ludique est de transmettre les produits du stock vers le client via une capsule voyageant à travers de grands tuyaux transparents.

Etam était jusque-là présente en galerie commerciale au numéro 84 des Champs Elysées, mais l’enseigne se dote là d’une vitrine de choix, en duo avec sa petite soeur – plus jeune -, censée affirmer la dimension internationale du groupe français sur un axe très fréquenté par les touristes internationaux. L’entreprise aux 3 900 points de vente, qui a finalisé son retrait de la Bourse de Paris cet été, a enregistré en 2016 un chiffre d’affaires de 1,292 milliard d’euros, un chiffre stable par rapport à l’année précédente.

Source : fr.fashionnetwork.com

 

(Author : Emma Hutchings)
Not Just Another Store is partnering with designers to curate events, installations and exhibitions.

London Store Is Trying To Break The Norms Of Traditional Retail Spaces

Not Just Another Store, a new concept store curated by Utter and its brand Marr, has opened in London’s Shoreditch. The store positions collaboration at its core and will form partnerships with various designers for innovative events, installations and exhibitions.

The retail space features art from London-based artists and a carefully selected homeware and lifestyle department. In a blog post, the company says it will use the space to enact the future of experiential retail through digital innovation and interactive games. Not Just Another Store includes more than 30 affordable emerging brands across womenswear and menswear, literature, art and home. The shop also includes a coffee bar and salad bar offering brunch, lunch, juice and smoothies served by local independent chefs and baristas.

Source : psfk.com

(Author : Jon Russell)
 Alibaba last week announced a deal to help Ford sell electric vehicles in China but, aside from the big names involved, the most intriguing part was a proposed vending machine for sales. Now the firm has spilled details of what exactly that will look like.

Alibaba will soon begin selling cars using these gigantic vending machines

The ‘Car Vending Machines’ are futuristic buildings that look like a gigantic version of something you’d find in Toys R Us. Alibaba has made a push to integrate its online sales platforms with offline retail, including a recent $2.9 billion investment in hypermarket operator Sun Art, but this new project is one of the clearest examples of its strategy to date. The process starts when a customer uses Alibaba’s Taobao app to scan a car that they want to test, and potentially buy. Once the system recognizes the vehicle it lets them pick a color and, once they enter basic information and snap a selfie, arrange for a test-drive if the vehicle is available.

The customer then heads over the unmanned vending machine facility and, after showing their face (hence the earlier selfie), their order is retrieved and the car is dispatched. The test-drive is for three days, after which they can buy the vehicle outright via Taobao or arrange to test a different model.

Alibaba said it will open two stores in January, one in Shanghai and the other in Nanjing. The ultimate goal is to make buying a car as simple as a can of coke, and it plans to open “dozens” more outlets across China in 2018.

Allowing anyone to just take a car for three days is risky business and, alongside some T&Cs such as a limit of five test-drives per two months, Alibaba is relying on its own financial services to vet and identify who is borrowing the vehicles. Users only qualify for a free test drive if they have reached a certain level on its Zhima credit-scoring service, while they must also be Alibaba Super Members. This isn’t the first time Alibaba has sold vehicles — or other large ticket items like airplanes — online, but in this instance is on blending it with a physical retail experience. It looks good in a three-minute video, but the key test will be real life. Vending machine car showrooms aren’t a new concept. One launched in Singapore this year, and other projects in Germany and Nashville have been around longer still.

Source : techcrunch.com

(Auteur : Idées Locales)
Le magasin Better Primeur se voit comme un « primeur amélioré ». Une boutique hybride où le client peut à la fois faire ses achats de produits bruts, manger sur place, et emporter des plats préparés.

A Villeneuve d’Ascq, un primeur se dote d’un espace restauration, pour déguster ses produits sur place

Better Primeur prend la forme d’un hangar de 1000 mètres carrés, hébergeant un magasin d’alimentation spécialisé dans les produits frais mais aussi un restaurant où déguster ces mêmes produits, cuisinés sur place. A son arrivée, le client se voit expliquer le concept et remettre une carte magnétique sur laquelle seront enregistrés les produits choisis dans chaque rayon. Il peut ensuite se restaurer directement sur place, soit dans « la cuisine » (restaurant), soit au « Lab » (espace de snacking), soit en concoctant lui-même son plateau repas dans les différents stands.

A Villeneuve d’Ascq, un primeur se dote d’un espace restauration, pour déguster ses produits sur place1

Betteur Primeur est tout d’abord un magasin d’alimentation où l’on peut trouver une large gamme de produits frais et secs : fruits et légumes, viande, charcuterie, poisson, fromage, épicerie, vin et bière, pain, … On compte dans cet espace 6000 références de produits frais, et 9000 en épicerie ! Les 12 commerces et artisans de bouches intégrés au concept ont été finement sélectionnés pour la qualité de leurs produits et de leurs conseils. Les produits sont à cycle court, locaux et bio dans la mesure du possible.

Mais Better Primeur propose aussi de consommer ces produits transformés en plats préparés, sur place ou à emporter.
Le Chef de Better Primeur qualifie lui-même sa cuisine de « snacking gastronomique ». C’est en effet une restauration rapide élaborée avec des ingrédients de qualité, achetés sur place et cuisinés sous les yeux du client dans « Le Lab » : des quiches, pizzas, salades ou woks qui sauront combler les petits creux et les grosses faims !

La carte du restaurant évolue au gré des stocks et des livraisons du jour. L’espace restauration comporte 70 couverts ; il est aussi possible de consommer les plats préparés sur des mange-debout au milieu des étals, ou encore de les emporter à domicile.

A Villeneuve d’Ascq, un primeur se dote d’un espace restauration, pour déguster ses produits sur place2

Un espace dynamique, qui se lance même dans l’événementiel
Better Primeur n’hésite pas, pour gagner en notoriété, à organiser des journées à thèmes et à aller à la rencontre du client. C’est donc parfois l’occasion d’une soirée VIP pour la rentrée, ou d’une braderie d’un jour, ou même encore de dégustations en plein air ou dans la rue. Un espace novateur, et dans l’air du temps !

Source : ideeslocales.fr

(Auteur : Carole Boelen)
La première année fiscale de la nouvelle structure Metro, qui ne comprend plus que les activités alimentaires, affiche une relative stagnation par rapport à l’an dernier. En parallèle des résultats, la société annonce son intention de mieux accompagner le professionnel de la restauration grâce à des solutions digitales.

METRO VEUT DÉVELOPPER SES SOLUTIONS DIGITALES

Pour sa première année fiscale en tant qu’entité séparée, Metro a enregistré une hausse de ses ventes de l’ordre de 0,5% en comparable. « L’année fiscale 2016/17 était une année de transition. Ce fut l’une des années les plus mouvementées et stratégiquement importantes de toute l’histoire de Metro. Avec l’introduction boursière du nouveau Metro, nous avons créé les fondements pour délivrer plus d’innovations, de croissance et de concentration » déclare Olaf Koch, Chairman of the Management Board Metro AG.

Objectif? Aider le restaurateur via des solutions digitales
« Notre objectif est de rendre nos clients plus performants et les aider à faciliter leur travail au quotidien. Nous pensons que la digitalisation offre d’énormes opportunités, en particulier dans le secteur de l’hospitalité. La grande majorité des restaurateurs n’ont pas encore attrapé le virus des solutions digitales. Nous voulons changer cela et sommes occupé à étendre nos solutions et services digitaux à l’international ».

L’acquisition de Pro à Pro profite aux activités de livraison
L’activité de livraison de Metro Wholesale s’en est particulièrement bien sortie durant l’exercice 2016/17, avec une hausse des vente de plus de 25% en comparaison avec l’année précédente. Aujourd’hui cela représente 15,6% du total de ses ventes. L’acquisition de Pro à Pro (jusque là propriété du groupe Colruyt) en février 2017 a contribué à ce succès, indique le groupe.

Toujours dans un objectif de développement de la digitalisation du secteur, Metro a aussi lancé son Metro Accelerator avec Techstars. Ce programme favorise le développement de solutions digitales dans les secteurs du retail et de l’horeca. L’unité HoReCa Digital a en outre mené des projets pilotes à Berlin, Paris, Milan et Vienne en vue de fournir des solutions digitales à environ 500 client du monde de l’horeca.

Source : gondola.be

(Author : Obi Anyanwu)
Target announced on Wednesday that it has agreed to acquire Shipt, Inc., the online same-day delivery platform for $550 million in cash. The transaction is expected to close before the end of 2017.

Target to acquire same-day delivery platform Shipt

The Minneapolis-based retailer will offer the same-day delivery service to half of its stores by early 2018 and to most of its stores in major markets before the 2018 holiday season. The same-day delivery service will be offered for groceries, essentials, home, electronics, and other products at launch and will include all major product categories by the end of 2019.

“We laid out an ambitious strategic agenda in early 2017, which included a focus on giving our guests a number of convenient ways to shop with Target, whether it’s ordering online and picking up in one of our stores, driving up to pick up an order, or taking advantage of services like our new Restock program,” said Target EVP and COO John Mulligan.

“With Shipt’s network of local shoppers and their current market penetration, we will move from days to hours, dramatically accelerating our ability to bring affordable same-day delivery to guests across the country. ”

Founded in 2014, Shipt offers personalized grocery delivery across the US, utilizing a network of over 20,000 personal shoppers in over 72 markets. The Birmingham, AL-based company connects members to shoppers through its app. With the acquisition, Shipt will be a wholly owned subsidiary of Target, but will continue to operate independently. All Shipt employees will continue to operate out of the company’s two offices in Birmingham and San Francisco and CEO Bill Smith will remain in his role, but will now report to John Mulligan.

The same-day delivery concept has quietly grown over the years with companies like Net-a-Porter offering the service in New York City and Amazon offering the service under special circumstances. Macy’s this fall expanded its same-day delivery service to 15 additional markets in Arizona, California, Colorado, Florida, Michigan, Minnesota, Missouri, North Carolina, Ohio, Pennsylvania, and Texas.

Source : us.fashionnetwork.com

(Auteur : Maxence Fabrion)
Les mastodontes de la distribution américains s’organisent pour contester la domination toujours plus grandissante de l’ogre Amazon. Ainsi, le distributeur Target vient de mettre la main sur la société Shipt, qui développe une plateforme en ligne spécialisée dans la livraison dans la journée. Le montant de la transaction s’élève à 550 millions de dollars.

Face à Amazon Prime Now, le géant américain Target s’offre Shipt pour 550 millions de dollars

Créée en 2014 par Bill Smith, Shipt assure la livraison de produits en tout genre le jour-même de leur achat. Pour cela, la start-up basée à Birmingham, dans l’Alabama, dispose d’un réseau de plus de 20 000 «personal shoppers» qui assurent la livraison des marchandises dans plus de 72 villes aux États-Unis. Contrairement à la plupart des autres services de livraison américains, qui se concentrent sur les grandes villes côtières de l’Est et de l’Ouest, comme New York et Los Angeles, Shipt a commencé par livrer les villes du milieu du pays.

A mi-chemin entre Glovo et Prime Now
Pour faire face à la demande croissante des livraisons ultra-rapides, la start-up américaine reprend plusieurs ingrédients utilisés par d’autres acteurs du secteur pour gagner en agilité. Ainsi, les livreurs ne sont pas des salariés, mais des personnes lambda qui veulent arrondir leurs fins de mois, à l’image de ce que propose la jeune pousse espagnole Glovo, qui revendique plus de 250 000 utilisateurs et 2 500 livreurs à travers l’Europe. Dans le même temps, Shipt a mis en place un système d’adhésion annuel, avec lequel les clients paient 99 dollars par an pour se faire livrer, ce qui rappelle l’offre Prime Now d’Amazon, qui concurrence les géants de la distribution américain que sont Walmart ou encore… Target. Outre Amazon, Shipt doit également affronter la concurrence d’Instacart, qui développe une plateforme de livraison collaborative de produits d’épicerie. Cette dernière a bouclé un tour de table de 400 millions de dollars en mars dernier.

En procédant à l’acquisition de Shipt, Target se dote d’un service lui permettant d’assurer ses livraisons le jour-même. Shipt fonctionnera désormais comme une filiale exclusive de Target mais continuera d’exploiter ses activités de manière indépendante. Dans les prochains mois, la technologie de la start-up sera intégrée dans les 1 834 supermarchés du distributeur, qui pourront ainsi proposer la livraison le jour-même à leurs clients. Les produits d’épicerie, ménagers et électroniques seront les premiers disponibles pour la livraison express dans les magasins de Target. Toutes les marchandises seront proposées d’ici 2019.

Amazon, une locomotive qui n’en finit plus de prendre de la vitesse
Malgré la bonne forme de Target, qui a vu ses ventes en ligne bondir de 44% fin novembre lors de la semaine commerciale couvrant Thanksgiving, le Black Friday et le Cyber Monday selon Slice Intelligence, le distributeur américain aura fort à faire face à l’appétit d’Amazon. Dans l’optique de s’imposer dans le commerce physique, Amazon avait réalisé un gros coup en juin dernier en s’offrant la chaîne de supermarchés bio Whole Foods Market pour 13,7 milliards de dollars, soit la plus grosse acquisition d’Amazon depuis sa création. Sur le marché de l’épicerie, le mastodonte de Seattle a également lancé Amazon Fresh, son service de livraison de produits frais, surgelés et d’épicerie. A ce dispositif, la marketplace a décidé d’y greffer le service de drive-in Amazon Fresh Pickup. Ce dernier permet aux abonnés d’Amazon Prime de venir récupérer leurs courses à partir d’un quart d’heure après avoir passé leur commande en ligne, le tout sans sortir une seule fois de leur véhicule.

Fort de ses innovations et de son poids croissant dans l’e-commerce américain et mondial, Amazon a présenté des résultats supérieurs aux attentes au troisième trimestre 2017. Entre juillet et septembre, le géant américain a ainsi généré 43,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit une progression de 34% par rapport à la même période l’an passé. Au troisième trimestre, les ventes en Amérique du Nord ont atteint 25,4 milliards de dollars, en hausse de 35%, tandis que les ventes à l’international ont augmenté de 29%, pour atteindre 13,7 milliards de dollars.

Source : frenchweb.fr

(Auteur : Mégane Gensous)
Le constructeur automobile entre à hauteur de 40% au capital du groupe de presse éditant notamment Challenges, avec pour ambition de mettre ces contenus à disposition des conducteurs Renault à l’aube de la de la voiture autonome.

Renault amorce un virage dans la presse avec le groupe Perdriel

Claude Perdriel prépare sa succession. L’industriel de 91 ans a annoncé céder 40% de ses parts dans le groupe Pedriel à Renault pour un montant de 5 millions d’euros. L’entreprise de presse édite le newsmagazine Challenges, le mensuel de vulgarisation scientifique Sciences et Avenir, ainsi que les titres l’Histoire, Historia, la Recherche rachetés à Sophia Publications en 2016, et s’était séparée en 2014 de l’Obs, Rue89 et TéléObs repris par le groupe Le Monde. Après des discussions avec LVMH (selon Presse News) et La Tribune (d’après L’Expansion), le groupe Perdriel a finalement accepté la proposition faite en septembre dernier par un annonceur, une première, Renault.

Le constructeur automobile devient ainsi actionnaire minoritaire au sein d’une entreprise en difficulté, dans un contexte de marché d’une presse papier en recherche de nouveaux revenus : Challenges, titre phare du groupe, lui a fait perdre 3,6 millions d’euros en 2016, après un résultat net de -2,216 millions d’euros en 2015 et -2,266 millions d’euros en 2014, bien qu’un retour à l’équilibre soit attendu pour 2018.

Claude Perdriel demeure président-directeur général du groupe de presse et conserve 60% de ses parts, une majorité destinée à rassurer sur l’indépendance des rédactions face à l’entrée d’un annonceur à son capital. Un annonceur qui est lui-même possédé, à hauteur de 15%, par l’Etat français.

De son côté, Renault a motivé cette décision par la volonté d’offrir aux automobilistes français l’accès à des contenus éditoriaux lors de leurs 2 heures de trajets quotidiennes. En clair : se préparer à l’avènement de la voiture autonome qui va “libérer du temps utile” aux conducteurs. La société présidée par Carlos Ghosn indique dans un communiqué de presse que cet investissement a vocation à “financer les développements du groupe Challenges, notamment dans le numérique et dans l’activité événementielle en forte croissance”.

Source : e-marketing.fr