(Auteur : Valentin Blanchot)
Il ne fait aucun doute que la guerre du ecommerce dans les années qui viennent va se jouer sur le terrain des assistants vocaux. C’est en tout cas ce que laisse présager le face-à-face entre Amazon et Google, tous les deux en quête de nouveaux services.

Après Walmart, Target rejoint l’écosystème Google Assistant

Le seul inconvénient pour Amazon, c’est que le géant est seul, mais que Google peut intégrer autant d’enseignes qu’il le désire. Il y a quelques jours Target a annoncé étendre son partenariat avec la firme de Mountain View avec de nouvelles intégrations. En effet, depuis quelques temps, l’enseigne testait ces fonctionnalités uniquement en Californie ainsi que sur la ville de New York. À présent, elles sont accessibles pour tous les américains à travers le pays.

Via Google Express, les résidants du pays de l’Oncle Sam pourront user de leur voix, ou de leurs pouces, pour faire leurs courses. De plus, Target pense que le Google Home ne sera pas le support privilégié pour les courses. Il y existe d’autres points de contact plus stratégiques : les smartphones. Un téléphone équipé de Google Assistant représente un point d’entrée beaucoup plus utile puisque pour son CDO « qui sait si ces devices [smart speakers]existeront encore dans quelques années ? »

Source : siecledigital.fr

(Auteur : Le Figaro)
Facebook poursuit la diversification de ses activités. L’entreprise de Mark Zuckerberg offre désormais la possibilité à ses utilisateurs américains de commander des plats cuisinés.

Aux Etats-Unis, il est possible de se faire livrer de la nourriture par Facebook

Commander de la nourriture depuis Facebook est maintenant possible. La firme américaine a lancé, aujourd’hui, ce service qu’elle propose, pour le moment, uniquement aux Etats-Unis. Mais Facebook ne va pas recruter de livreurs. L’entreprise a passé un partenariat avec plusieurs sociétés de livraisons de nourriture à domicile. A l’instar de Delivery.com, EatStreet, DoorDash, ChowNow ou encore Olo. Pour fournir les produits, de grandes chaînes de restaurants sont associés à cette nouvelle offre. C’est le cas de Papa John’s, Wingstop, Panera, Jack in the Box, TGI Friday’s, Denny’s, El Pollo Loco, Chipotle, Five Guys mais aussi Jimmy John’s.

Garder l’utilisateur
De manière concrète, l’entreprise de Mark Zuckerberg a ajouté un onglet au menu principal, intitulé «commander de la nourriture». En cliquant dessus, l’utilisateur découvre la liste des restaurants partenaires. La commande se fait sans sortir de l’application. Deux choix s’offre à l’utilisateur: retirer la nourriture au restaurant ou se faire livrer à domicile. Pour la livraison à domicile, le client peut, s’il en possède, utiliser ses identifiants d’entreprises associées, comme Delivery.com par exemple.

Un service bientôt en France?
Aux Etats-Unis, le service a été testé depuis l’année dernière dans quelques villes. Après avoir pris en compte les retours des utilisateurs, et ajouter des entreprises partenaires, Facebook a donc choisi de le développer à l’ensemble du pays.. Aucune information, en revanche, sur une possible arrivée du service en France.

Source : lefigaro.fr

(Author : Zack Palm)
Clothing retailer Gap officially launches its new subscription boxes designed for newborns called BabyGap OutfitBox. Gap first started testing the program with select customers earlier this year in May.

Gap Has Rolled Out A Subscription Clothing Service For Babies

When a customer signs up for the program they list their child’s gender, size, and choose from one of four different themes for their box: classic, newborn essentials, fun, or surprise. The box arrives every three months and the customer may change the theme of their box prior to the delivery. Inside the OutfitBox a customer receives six different clothing items for their child. The style of clothing is determined by the quarter the customer receives their box, with warmer choices for winter and more comfortable ones for summer.

The BabyGap OutfitBox subscription costs $70 every three months.

Source : psfk.com

(Auteur : Benoit Marlaud)
Carrefour va lancer sa propre plate-forme de livraison collaborative. Le distributeur cherche à constituer une communauté de clients sur une application dédiée, Merci Voisin, qui pourront livrer ou se faire livrer leurs courses en drive.

Merci Voisin, le nouveau service de livraison collaborative de Carrefour

La livraison sera rémunérée par une petite indemnité. Les livreurs seront notés à chaque prestation pour consolider leur réputation. Mais de tels dispositifs collaboratifs doivent surmonter deux écueils, de taille.

D’abord, la richesse de la communauté construite. Il faut en effet un sacré nombre de membres inscrits pour qu’un client puisse espérer trouver quelqu’un susceptible de passer dans son quartier pour le livrer au jour et à l’heure qui l’intéressent. La crédibilité de la plate-forme, ensuite, doit être extrêmement solide pour qu’un client, qui vient de régler en ligne un gros plein de courses, transmette les références de sa commande à un inconnu.

En choisissant une solution en propre, Carrefour estime visiblement pouvoir atteindre ces deux objectifs. La marque Merci Voisin lui appartient et, si le distributeur fait bien comprendre au client qu’il reste dans un environnement Carrefour, la confiance sera facile à établir. Les drives Carrefour et les magasins, ensuite, ne se priveront pas de communiquer largement autour du service, ce qui pourrait permettre de faire monter en puissance la communauté de clients assez rapidement.

Les salariés Walmart en livreurs occasionnels
Début 2017, Carrefour a déjà expérimenté en Belgique ce principe de livraison collaborative en s’appuyant sur une application lancée par bpost, l’équivalent national de La Poste.

Aux États-Unis, Walmart teste pour sa part, depuis juin dernier, une mécanique de livraison collaborative proposée… aux salariés des magasins. À la fin de leur journée de travail, moyennant une prime, les employés volontaires sont invités à emporter avec eux des colis qu’ils vont livrer sur leur chemin de retour !

Source : lineaires.com

(Auteur : Benoit Merlaud)
Spécialiste des concepts multifrais en Ile-de-France, Alphaprim ouvre le 18 octobre son premier “Marché Frais Géant”. Un hyper de 6000 mètres carrés monté en partenariat avec Casino, qui starise les fruits et légumes, joue l’ambiance Costco sur les PGC et laisse 600 mètres carrés à Cdiscount. Une info Linéaires.

Le premier Marché Frais Géant va ouvrir ses portes

Alphaprim dispose déjà d’un réseau de 12 magasins à l’enseigne O’Marché Frais et a réalisé environ 220 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016. Son concept, ces dernières années, se spécialise autour de surfaces comprises entre 4000 et 6000 mètres carrés.

Décoration avenante
À la base société de négoce de fruits et légumes, Alphaprim s’est associé depuis 2013 à Système U pour approvisionner ses magasins en PGC (avec l’apposition de l’enseigne U, en mode mineur, sur les façades). Une dizaine de points de vente est concernée par ce partenariat. C’est pourtant bien avec Casino qu’Alphaprim a choisi de travailler, cette fois, pour ouvrir un treizième magasin à Servon (77). Le “O'” disparaît de l’enseigne et Géant s’installe en bonne place, de façon bien plus visible que le “U” des autres magasins.

Comme dans les O’Marché Frais, l’entrée débouche sur un vaste espace consacré aux fruits et légumes, implantés à plat, avec nébulisation. La décoration est avenante, avec de grandes photos noir et blanc des marchés d’antan et un mur de tableaux derrière les caisses (qui toutes sont équipées en cash management).

Coûts d’exploitation maîtrisés
Le reste de l’assortiment est très centré sur l’alimentaire (frais LS et épicerie, pas de barre trad) et globalement assez court. Ce qui amène à très bien exposer l’offre sur les mètres carrés disponibles : les facings sont généreux et les coûts d’exploitation maîtrisés.

Au fond du magasin, l’installation d’une partie du stock marchandises sur de hauts racks confère une petite ambiance cash and carry (pour ne pas dire Costco) à l’hyper. Cet espace à part sera essentiellement consacré aux boissons. Déjà utilisée dans d’autres O’Marché Frais, l’implantation sur racks des boissons prendra à Servon une toute autre ampleur.

La nouvelle alliance d’Alphaprim avec Casino, outre l’assortiment PGC de la centrale et ses MDD, permettra aussi au distributeur, dans un second temps, d’ouvrir un vaste corner Cdiscount de 600 mètres carrés dans son hyper. Pour mémoire, chez Géant, les rayons technique, maison ou jardin sont désormais délégués au pure player du groupe Casino. Cdiscount construit son offre et gère la marchandise jusque dans les magasins.

Si l’hyper réalise la vente, le chiffre d’affaires lui revient, Cdiscount facturant les produits et la gestion du stock. Si la transaction a été effectuée en ligne et la commande emportée en magasin, l’hyper perçoit une commission en tant que point de retrait. En 2018, l’ouverture d’un quinzième Marché Frais est programmée à Pierrefitte-sur-Seine (93), là encore sur 6000 mètres carrés.

Source : lineaires.com

(Auteur : Marion Deslandes)
Consciente que le marché de la seconde main a le vent en poupe, tant pour des raisons économiques qu’écologiques, l’enseigne familiale du groupe Cyrillus-Verbaudet lance son site de vente de produits de seconde main. 

Cyrillus lance son site de seconde main

Une plateforme communautaire, baptisée Seconde Histoire, qui vise à mettre en relation les particuliers souhaitant revendre certains articles de la marque Cyrillus avec de potentiels acquéreurs en recherche de bonnes affaires. Dans le secteur de l’habillement, Petit Bateau avait initié un projet similaire au printemps dernier, en lançant sa propre plateforme web d’occasions.

L’idée d’une mode pérenne, avec des produits à valeur d’usage importante, reste une valeur importante pour l’entreprise, expose Emmanuel Toulemonde, directeur général. Le site, hébergé chez nous et mis en ligne en cette rentrée 2017, permet à nos clients de revendre leurs articles de la marque. Cyrillus a la réputation que ses vêtements se transmettent parmi les fratries, c’est cette idée de faire circuler les produits, et de les recycler en quelque sorte, qui nous correspond”.

Seconde Histoire offre deux solutions de rémunération aux vendeurs : soit un paiement en cash sur sa cagnotte, selon le prix de vente fixé, soit un bon d’achat cadeau sur la collection actuelle, majoré de 50 % par la marque. De quoi inciter les clients à passer commande en retour sur l’e-shop classique. Seconde Histoire ne prend pas de commission, mais prélève toutefois entre 40 centimes et 3 euros de frais bancaires par transaction. Toutes les catégories sont concernées, de la mode enfant à l’homme, en passant par la déco. Un secteur sur lequel l’entreprise accélère avec un nouveau format de boutique, liant plus intimement mode et maison.

D’autre part, Cyrillus, qui fête ses 40 ans cette année, incite les consommateurs à donner leurs anciens vêtements de la marque en venant les déposer en magasin, pour une prise en charge par l’association Le Relais. Un geste qui permet là aussi l’obtention de bons d’achat.

Source : fr.fashionnetwork.com

(Auteur : Emmanuel Garessus)
La grande banque ouvre une agence à caractère éphémère, face à la haute école spécialisée de Winterthour, un lieu d’échange, de travail et d’activités financières numériques, mais sans bancomat. Est-ce la banque du futur? 

UBS crée une agence pop-up pour étudiants

La grande banque ouvre une agence à caractère éphémère, face à la haute école spécialisée de Winterthour, un lieu d’échange, de travail et d’activités financières numériques, mais sans bancomat. Est-ce la banque du futur? L’agence est éphémère (pop-up) dans la mesure où ce projet pilote est ouvert jusqu’à fin janvier. Dans les pays anglo-saxons, les agences pop-up prennent souvent la forme d’un container offrant des services pour un temps limité. Mais l’idée, toujours utilisée en milieu urbain, est également employée dans d’autres métiers, par exemple dans l’automobile, à l’image de Porsche, et l’ameublement, avec Ikea.

UBS Concept Space +, selon la terminologie de la banque, «n’est pas inspiré d’un modèle existant ailleurs, par exemple aux Etats-Unis», explique Roger von Mentlen, responsable du Personal Banking auprès d’UBS. Cet espace de coworking dispose d’un accès gratuit à Internet, des tableaux blancs de conférence et un grand écran pour les présentations. La zone lounge permet aux plus petits groupes de travailler en équipe, d’échanger et de boire gratuitement un café. Le coworking est multidimensionnel. Il permet de travailler entre étudiants, mais aussi de réaliser des échanges entre la banque et les étudiants ainsi qu’entre employés d’UBS.

Les trois objectifs de la direction
L’objectif de l’agence pop-up est triple, selon la direction. C’est d’abord un lieu de coworking pour étudiants, équipé avec tablettes, accès wi-fi et de nombreuses prises de courant. L’endroit se veut aussi un lieu ouvert aux activités bancaires, même s’il n’a pas de bancomat. «Il est prévu pour les activités de banque numérique, par exemple pour que les millennials puissent découvrir et réaliser des transactions par portable. Les conseillers UBS présenteront, à travers des ateliers interactifs, par exemple l’application de paiement Twint, le calculateur numérique de prévoyance ou les applications de mobile banking. Grâce à l’ouverture numérique de comptes, les étudiants peuvent souscrire sur place à un paquet bancaire gratuit Campus.

«L’échange ira dans les deux directions. Nous voulons aussi apprendre et mieux connaître les besoins des étudiants», ajoute Roger von Mentlen. L’institut tente en effet d’évaluer le degré de discrétion recherché, l’outil le plus approprié pour les activités bancaires, et la structure de frais adaptée au monde numérique.

Troisièmement, l’agence à caractère éphémère organisera des manifestations culturelles, deux soirs par semaine. Du théâtre d’improvisation à des dégustations culinaires, en passant par des concerts de salon. Elle sera naturellement aussi ouverte à des discussions financières. La souplesse du programme permet aussi d’y intégrer les idées de manifestations proposées par les visiteurs.

Bientôt en Suisse romande?
«Nous sommes la première banque à présenter ce type d’agence à caractère éphémère», déclare Roger von Mentlen. La nouvelle agence est ouverte de lundi à vendredi de 8h30 à 18h30 et les mercredis et jeudis jusqu’à 22h30.

C’est un projet pilote destiné à savoir quel type d’agence est le plus adapté aux millennials. La réussite de cette expérience sera mesurée «en partie en fonction du nombre de comptes ouverts par les jeunes étudiants», selon la direction. La banque aimerait aussi mieux comprendre la part des activités bancaires qui peut être réalisée dans une agence ou à la maison. «Nous voulons aussi savoir si une agence est un lieu adapté aux étudiants pour se préparer à un thème numérique analysé à l’université. Ou si nous pouvons motiver des jeunes à travailler chez UBS après leurs études. Ou encore quels profils bancaires les intéresseraient à l’avenir», indique Roger von Mentlen.

Le projet de banque pop-up pourrait être testé en Suisse romande. Mais la décision n’est pas encore prise. Cela dépend du succès de l’agence de Winterthour. «Elle pourrait se situer en milieu urbain et étudiant, à Neuchâtel, Nyon ou Lausanne», selon la direction.

Source : letemps.ch

(Auteur : Bertand Leseigneur)
Il y des magasins qui vous attirent à cause, d’une marque, d’une technologie ou d’un service à part. RipdDip attire car il est visuel.

Nouveau magasin, le flashy RipnDip

Cette marque peu connue vient d’investir un énorme espace au coeur de Soho et c’est …différent. Une marque de streetwear très relax, pour les adeptes du skate board. Mélange de parc pour enfants avec sa pelouse verte et ses peluches géantes et playground pour les ados qui ne peuvent pas s’offrir SUPREME ou KITH.

Nouveau magasin, le flashy RipnDip1

 

Source : soparticular.com

(Autore: pambianconews)
Secondo flagship store per Rinascente. Il department store nato 150 anni fa apre oggi al pubblico a Roma, in via del Tritone, il suo secondo flagship dopo quello milanese: per realizzarlo, ci sono voluti ben 11 anni.

Rinascente-Roma

Otto piani e 14mila metri quadrati di spazi, 800 brand internazionali, 4 ristoranti, 1 design supermarket e addirittura un museo, per un investimento complessivo di 250 milioni. Se il piano interrato e i due più alti ospitano design e food, al piano terra e al primo piano si trovano accessori, gioielli, beauty e lingerie; il secondo e il terzo sono dedicati all’uomo, il quarto e il quinto alla donna. “Ci aspettiamo una resa al metro quadro simile a quella di Rinascente Duomo (20mila euro, record del settore, ndr) – ha spiegato a Il Sole 24 Ore l’AD Pierluigi Cocchini –, con otto milioni di visitatori l’anno, gli stessi del Louvre”.

Lo spazio si aggiunge all’altro negozio già attivo in centro a Roma, in piazza Fiume, e porta a 11 i punti vendita italiani di Rinascente.

Ma il rinnovamento di Rinascente, che dal 2011 è di proprietà del gruppo thailandese Central Retail, passa anche da un renaming. L’apertura capitolina è stata l’occasione per annunciare il cambio di nome (l’articolo ‘La’ è andato in soffitta) e di font per lo storico logo. Gli ultimi dati economici disponibili per Rinascente parlano di un fatturato 2016 nel nostro Paese pari a 520 milioni di euro, di cui 350 arrivano dallo store di Piazza Duomo a Milano, e di un ebitda dell’8 per cento.

Fonte: pambianconews.com 

(Auteur : Stéphane Keulian)
Le BHV Marais poursuit sa mue. Dans un quartier qui s’enrichit sans cesse de nouvelles offres, le grand magasin a récemment installé son “Parisian Omnivore District“, un food court parisien censé séduire une clientèle à bon pouvoir d’achat friande de nouveautés.

Le nouveau food district du BHV Marais

Le food court est implanté dans la cour du magasin dédié à l’homme. Plus précisément au niveau de l’entrée située rue du Temple, qui présente la caractéristique pénalisante d’être peu visible de l’extérieur. Il faut en effet emprunter un couloir assez long avant de découvrir la place centrale en plein air au pied du grand magasin. En cette période de l’année, une toile tendue vient protéger les passants des désagréments du climat. Dommage qu’elle vive assez mal avec l’éclairage intérieur et qu’elle plonge la zone dans une ambiance légèrement laiteuse.

L’offre de restauration est indéniablement originale. 7 kiosques, fonctionnels et robustes, proposent pêle-mêle une offre de café & pâtisserie, ceviche, jus de fruits frais, lobster rolls, souvlakis ainsi que des spécialités de sandwiches portuguais. Voir les professionnels s’activer dans leur stand et fabriquer les produits à la demande participent positivement de l’expérience. L’accueil chaleureux et non formaté, propre aux opérateurs indépendants de talent, est très agréable. En tout cas, bien plus que le service standardisé des chaines de restauration implantées en food court de centres commerciaux. La qualité des produits est au rendez-vous. Même si les prix sont élevés avec un ticket moyen qui peut vite dépasser les 20 euros.

Le nouveau food district du BHV Marais1

En terme de confort et de décor, le BHV a fait dans le sobre et efficace. On a le choix entre des assises hautes pour profiter de grandes tables à partager ou des espaces plus cosy où on s’assoit près du sol. La décoration est minimaliste. Seules quelques plantes viennent égayer l’ensemble. On regrette l’absence d’un plus grand confort qui aurait inviter les visiteurs à s’attabler plus longuement. Et à faire vivre les lieux.

Pour sélectionner les opérateurs des stand, le BHV a fait appel aux équipes de John Weng, un collectif de restaurateurs qui gère quelques établissements à succès de la capitale. Un bon moyen de dénicher de nouveaux talents. Les baux proposés sont généralement compris entre 6 mois et 1 an. Les loyers sont composés d’un fixe et d’une part variable relativement haute. Bref, sans chiffre d’affaires conséquent, impossible de tenir dans la durée.

Disons le tout net, la fréquentation du lieu depuis l’ouverture reste encore limitée. La faute sans doute à la conjonction de plusieurs facteurs :

La configuration assez malcommode des lieux et sa faible visibilité depuis la rue,
La taille limitée des stands et leur implantation relativement éclatée dans la zone qui limitent l’impact visuel de l’ensemble du dispositif,
L’absence d’un ou deux stands à plus fort potentiel commercial, comme une offre de burgers artisanaux, un coffee shop plus ambitieux ou un stand de pâtisseries signées d’un chef en vogue. Compte tenu du profil de la population du quartier, on aurait également aimé voir installer des offres vegan et sans gluten qui auraient contribué à renforcer la personnalité et l’attractivité générale du food hall,
Le relatif manque d’énergie qui se dégage de l’ensemble de l’espace, notamment en raison d’un déficit d’animations récurrentes en semaine.

Le nouveau food district du BHV Marais2

En conclusion, on se gardera de dresser un bilan définitif du food district après à peine quelques semaines de mise en place. Le lieu a besoin d’un peu de temps pour s’installer et profiter d’un bouche à oreille positif. Et, des réglages seront sans doute nécessaires au fil du temps pour tirer le meilleur parti du potentiel de la zone. Quoi qu’il en soit, le BHV démontre sa volonté d’offrir à ses visiteurs une expérience parisienne globale et cohérente. Un argument de poids pour performer sur le long terme face aux grands magasins concurrents qui sont tous, eux aussi, en train de rénover leur offre de restauration.

Source : stephanekeulian.com